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 Devil

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MessageSujet: Devil   Ven 16 Juin - 23:18

Resumé : DEVIL de Kia Asamiya

C'est un manga recent, edité et animé au Japon.
Les deux premières parties (Beginning) et (People of the dolmens) sont seulement lancés en France sur la toile du Net. Bien loin de cela, il y a 4 ou 5 saisons.

Ce manga est un peu, le " mixe " de mangas cultes. On y retrouves quelques ressemblances a Saint Seiya, Angel Sanctuary, Chrno Crusade....

Tous les siecles, la princesse Kaïna, nom qui signifie " Couteau du Démon ", fais un pacte avec une jeune fille : Si la fille ne veut pas mourir prochainement, Kaïna doit prendre possession de son corps, pour retarder sa mort.

Kaïna est en verité la Meneuse, celle qui fut comme Lilith, premiere femme mauvaise, elle est la princesse des démons. Pour maintenir les forces negatives et positives au bon equilibre, elle doit combattre avec ses Soldats, mi hommes mi demons, au perils de leurs vies, malgré un destin tragique.

Niels est un jeune demon appartenant a la race des Shitenchi ( maître de la Nature et de l'Univers ) qui a le pouvoir de controler les plantes, ainsi que les venins.
Un jour, la moitié de sa famille décima, et son pere se mit a le torturer jusqu'a que Niels ai acquit ses pouvoirs, et fut rejetté de tous. Amené a Chypre, il a dans son sang une energie nommée la Gemme, ce qui prouve qu'il est l'un des Soldats de la Princesse.


C'est la premiere partie de l'episode le plus recamment laissé sur le net :

Episode 14 : Au-delà du Bien et du Mal


Fatigué du mensonge et de la vérité
Que je croyais si belle, que je voulais aimer
Et qui est si cruelle que je m'y suis brûlé
(…)

Je voudrais être un arbre et plonger mes racines
Au cœur de cette terre que j'aime tellement
(…) Je voudrais le silence enfin et puis le vent

(…)

Fatigué de haïr et fatigué d'aimer
Surtout de ne plus rien dire, ne plus jamais crier
Fatigué des discours, des paroles sacrées


Cet adolescent, dans le noir…

Pardonne-moi, je ne voulais pas ça…

Je n'ai jamais voulu ça…


Il ouvrit les yeux brutalement.

Qui avait crié ?… Il écouta le silence. C'était un rêve…

Il se redressa. L'Autre… Où était-Il ? Etait-Il…? Vaincu ? Si seulement ! Il repoussa les couvertures et frémit. Il y avait du sang sur sa tunique. Et ce n'était pas le sien, il n'était pas blessé… Anthony se laissa retomber en arrière, les yeux fermés. Il se maudissait. Il maudissait Niels de ne pas s'être plus défendu.

Il se donna une gifle. Comment avait-il pu penser ça ? Anthony ne voulait plus penser à tout ça.

Les images finiraient bien par s'effacer d'elles-mêmes.

**************

L'hiver glacial et sans soleil avait fini par s'installer. Cela faisait déjà cinq mois qu'elle n'était plus là, et pourtant, Sven continuait à sentir sa présence partout dans cette maison désormais si vide. Il lui semblait que son odeur délicate hantait chaque meuble, chaque pièce ; qu'à chaque pas, son rire léger allait soudain déchirer le voile de silence qui s'était abattu sur la demeure depuis ce fameux jour. Son cœur s'emballait presque à ces pensées. Que n'aurait-il pas donné pour pouvoir la voir encore une fois, juste une fois, pouvoir l'étreindre, l'embrasser, lui dire qu'il l'aimait. S'il avait vu plus tôt qu'elle était si malade, il aurait pu réagir avant qu'il n'eût été trop tard. Il avait bien remarqué sa fatigue et son teint pâle, mais elle lui avait répondu que c'était passager, un mauvais rhume sans doute… Et puis, il l'avait trouvée étendue… Déjà dans le coma. Il croyait que c'était une maladie qui avait dégénéré au début. Il le croyait encore quand il avait vu arriver le médecin qui l'avait auscultée, et qui venait lui annoncer son décès. Il avait perdu ses illusions.

Le médecin lui avait demandé s'il avait des plantes dangereuses chez lui. Du datura, du Lapotea Cordata et des noyaux d'arbres de type prunier. Il avait répondu par la négative, c'était même la première fois qu'il entendait ces noms. Le docteur avait expliqué qu'il avait retrouvé des traces de substances toxiques issues de ces plantes, en particulier de l'acide cyanhydrique et de l'hyosciamine, dans le sang et l'estomac de la jeune femme. Tout en poursuivant sur le fait que la plupart de ces plantes ne poussaient pas en Suède de façon naturelle. Le regard qu'il avait porté sur Sven trahissait sa conviction profonde : il pensait qu'il avait empoisonné sa tendre Selmanys.

Sven avait retourné cela dans tous les sens pour tenter de comprendre. Comment, comment était-il possible qu'elle soit morte empoisonnée, sans aucune plante toxique chez eux ?… Puis, il s'était souvenu de quelque chose…

Rien… Je me suis griffée avec les épines.

Une griffure à la main, qu'elle avait portée à sa bouche pour aspirer le peu de sang qui menaçait de couler. Le rosier… Cette maudite plante… Ce maudit gamin… Mais il n'avait pas pu se débarrasser de cet encombrant arbuste ce soir-là, ni après.

Il avait renforcé ses entraînements. Une manière de faire payer à ce petit assassin qui avait rendu, Dieu seul savait comment, sa rose toxique. Mais plus le temps passait, moins Sven arrivait à lui inspirer de la peur. L'obéissance soumise et craintive du début diminuait peu à peu, l'assurance du gamin reprenait le dessus. Quelque chose changeait. Sven n'était pas superstitieux, mais il avait dans ces moments-là, l'impression d'être face au Diable en personne. Une créature puissante et fourbe, capable de détruire sans toucher. Heureusement, cela ne durait pas longtemps. Il devait trouver une solution pour endormir ce potentiel qu'il sentait grandir petit à petit dans l'enfant, avant que celui-ci ne devienne le plus fort. Il avait réussi à tuer sa jumelle et sa mère, mais il ne l'aurait pas lui.

L'homme massif marcha lentement jusqu'à la chambre de l'enfant et en ouvrit la porte. Dans la pénombre, il percevait le petit allongé dans son lit. Sa respiration sifflait un peu. Il avait attrapé une fièvre tenace depuis quelques jours, qui commençait à se résorber. Pas question d'appeler un médecin, le fouineur se montrerait trop curieux sur les traces bleutées que portait l'enfant au dos et aux bras. Même si cela déplaisait à Sven, il s'employait à le soigner. Qu'il reste en vie. Il n'avait pas encore fini de payer. De souffrir. Au pied du lit, trônait le rosier qui semblait veiller sur le malade. Svend ne put réprimer un frisson à sa vue. Eloigner l'enfant le plus possible de cette chose. Ce serait bon. Il donnait confiance au petit, qui s'y rattachait de manière presque obsessionnelle.

Puisque l'entraînement ne donnait plus de réels résultats positifs, Sven devait mettre au point une autre tactique pour casser cet être pour lequel il avait toujours eu du dégoût. Son regard se perdit sur le visage faiblement éclairé par la lumière du couloir. Qu'il ressemblait à sa mère, c'était saisissant… Non, ne pas se laisser attendrir. Ses yeux se relevèrent vers la fenêtre sans volets qui donnait sur l'extérieur. Une contrée sauvage, enneigée et silencieuse. Vaste. Il eut soudain une idée. Une manière de briser pour de bon cette volonté dans l'enfant, cette assurance dans son regard, un moyen de provoquer une réelle terreur en lui. Il s'avança vers le lit et secoua l'enfant, qui ne tarda pas à ouvrir des yeux fatigués.

– Lève-toi, on reprend l'entraînement. Ca va être le moment de t'offrir ta première drift.

– Quoi ?

– Ne pose pas de questions, idiot, répliqua sèchement l'homme en le giflant. Tu verras bien assez tôt. Dépêche-toi de te lever ! somma-t-il en agrippant l'enfant par son épaule pour l'extraire du lit.

Le petit gémissement qu'il provoqua le ravit. L'épaule du gamin était restée très sensible, depuis le soir où il l'avait blessée, cinq mois plus tôt. Ça ne serait rien face à la souffrance qu'il allait lui offrir d'ici quelques minutes.

**************

Au Palais, les enterrements étaient discrets car rappelant sombrement aux guerriers, quel était leur sort au service de la Meneuse. Le cimetière s'étendait à l'écart à proprement parler, sur un terrain désolé et aride s'étendant jusqu'à la mer sur l'un de ses côtés, où rien ne poussait à part des stèles de pierre ou de marbre gravées. Des générations entières se retrouvaient ici, lorsque les corps avaient pu être retrouvés ou identifiés à l'issue d'une bataille. Personne n'aimait trop venir là se perdre. Il régnait un silence trop pesant, trop oppressant, malgré la mer qui faisait entendre un lointain écho qui aurait pu être apaisant. Même les oiseaux redoutaient de se trouver ici. Certains racontaient qu'en temps de troubles, on pouvait entendre les esprits désincarnés pleurer sur leur triste sort, ou même, les voir quand leur peine était trop grande.

Sara n'avait jamais rien senti d'étrange mais elle se souvenait qu'un jour, elle avait vu arriver Xang aux arènes, encore plus pâle que d'habitude. Le Chinois lui avait demandé si elle croyait que les fantômes existaient. La blonde n'avait pas répondu de manière franche, étant elle-même incertaine sur la réponse. Quand elle avait demandé la raison de sa question à son ami, celui-ci lui avait raconté une histoire étrange. Il s'était aventuré jusqu'au cimetière car il avait entendu quelqu'un pleurer et il avait trouvé un homme, assis sur une des stèles. Xang lui avait demandé s'il pouvait l'aider et l'homme avait sursauté, comme surpris que l'enfant puisse le voir. Il s'était tourné et Xang avait vu des larmes de sang coulant de ses yeux. Il n'avait jamais vu une telle chose. L'homme lui avait souri un peu tristement puis s'était comme volatilisé.

Sara et lui n'avaient pas eu d'explications, et ce qu'ils pouvaient imaginer ou non sur l'étrange apparition leur suffisait. Xang n'était jamais retourné au cimetière, et Sara avait soigneusement évité le lieu autant que possible.

– … M-Maîtresse Sara ? l'interpella une voix hésitante.

Elle se retourna vers la femme qui l'avait appelé. Les pleurs qu'elle tentait de calmer nouaient sa voix.

– Maîtresse Sara, pourrais-je vous demander une faveur supplémentaire ?

– Une faveur ?

Elle leva ses yeux sans pupilles vers elle. Que voulait-elle donc ? Elle la vit lui tendre une photographie.

– Je voudrais que vous donniez cela à Maître Niels… Niyûka tient… tenait beaucoup à elle.

Sara considéra un instant cette petite chose qu'on lui présentait d'une main un peu tremblante.

– Si vous voulez lui donner quelque chose d'autre, vous le ferez vous-même, répondit-elle doucement en prenant la photographie d'une main douce.

– Bien sûr… M-Merci, Maîtresse Sara.

– A présent, ressaisissez-vous. Ne vous laissez pas dominer par la peine, c'est inutile maintenant.

Iwana suivit du regard la tête blonde qui retournait vers la colline.

– Maîtresse Iwana ? Pourquoi vous pleurez ?

Son jeune fils et disciple s'approcha prudemment. Elle le considéra un instant du regard. Elle soupira en passant un bras dans son dos pour s'éloigner avec lui.

– Ce n'est rien, Amar. Viens, partons.

– Si c'est quelqu'un qui vous embête, moi, je vais aller lui casser la figure ! annonça-t-il fièrement.

Il réussit à lui arracher un sourire triste.

– Ne te vante pas trop, la Mort est un adversaire trop fort pour toi.

– C'est qui, la "Mort" ?

– C'est quelqu'un qu'on ne peut pas combattre. Même si on le voudrait de toutes nos forces.

Amar ne comprenait pas qui pouvait être si puissant, mais se garda de demander plus de renseignements. Il sentait que ce n'était pas le moment. Et puis, s'il terrassait tout seul cet ennemi si dangereux, cela ferait plaisir à son maître peut-être ?

Je vous ferai un copier coller de la suite + tard

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MessageSujet: Re: Devil   Sam 17 Juin - 14:07

La suite :

Le jeune Chinois était debout au sommet d'un amas de pierres instable, soumis au vent et au froid extrêmes de ces contrées. Il devait aller chez sa fiancée, Sheila, s'excuser. Et puis…

Le jeune homme ouvrit ses yeux ebenes. Il sentit son pied chanceler. Il écarta doucement les bras pour retrouver son équilibre. Son esprit se troublait. Il devait rester concentré. Le froid se fit plus mordant un instant. Sa fine tunique ne lui offrait guère de protection. Il jeta un regard au pied de la colonne de gravas : du vide. S'il tombait, il se tuerait, sans aucun doute. Il respira profondément pour maîtriser une bouffée de vertige. Surtout, regarder seulement les montagnes, le paysage superbe devant lui. Il posa son regard severe mais juste vers la maisonnette de Sheila.

Soudain, dans le silence et son esprit vidé de tout, il lui sembla percevoir quelque chose. Comme un écho de pleurs, un sentiment de peur, de douleur. Tâchant de rester calme, il descendi au pied des roches qui s'effondrèrent. La sensation curieuse s'évanouissait déjà lentement. Qu'est-ce que c'était ? Cela venait du chemin menant justement a la maisonnette . Il s'y dirigea vite.

Il frappa, * silence *, rentra en restant sur ses gardes . Personne. A part une sorte de panier de grande taille sur la table. Xang n'en avait jamais vu des comme ça et s'approcha, poussé par sa curiosité. Il trouva un bébé de quelques mois qui semblait dormir à poing fermé. Le jeune homme resta interloqué un instant. Que fait cet enfant, içi ? Dans la maison de sa.... Son fils. Xang sentit son souffle se suspendre un instant.

Cet enfant… Xang échafauda toutes sortes d'hypothèses qui l'embrouillaient toujours plus. Il décida de ne garder que les faits. Il y avait un bébé de peut-être 3 mois. Seul. Et lui-même ne pouvait pas laisser faire ça. Même s'il n'avait que 15 ans et aucune idée de comment élever un enfant. Il se saisit du couffin improvisé du mieux qu'il pût.
Se sentant au chaud et ballotté, le poupon s'agita en gémissant un peu, et ouvrit deux yeux noirs curieux sur le bizarre petit homme aux cheveux noirs penché sur lui. Il saisit d'une main ferme le doigt qui lui était tendu et colla son pouce libre dans la bouche pour poursuivre ce qui semblait être une étude détaillée et passionnante de la chevelure mi-longue, dont quelques mèches effleuraient son visage. Xang remarqua alors un petit morceau de tissu brodé autour du bras du bébé et le détacha doucement. Il ne portait que deux indications: Shiori - Je t'aime Xang.

– "Shiori" ? lut à haute voix le Chinois.

Un gazouillement ravi lui répondit. Il sourit. Bon, au moins il savait le nom de son garnement. "Drôle de nom quand même". Le bébé sembla ne guère apprécier le qualificatif, car il attrapa enfin l'une des mèches de cheveux qui le chatouillaient et tira joyeusement dessus. Les petits cris de surprise et de douleur du demon le ravirent au plus haut point, et il fallut quelques minutes à Xang pour parvenir à se libérer.

– Il faut te surveiller sans arrêt on dirait, toi, soupira t il en cachant ses cheveux dans son dos.

Shiori fit une espèce de bruit gargouillant comme un "oui". Celui-ci se rapprocha prudemment du couffin pour en sortir le bébé, qui pesait un bon poids. Il avait été bien nourri et soigné, il n'avait pas l'air blessé. Xang se sentit affreusement maladroit en le tenant, mais le petit et lui finirent par trouver un terrain d'entente : l'épaule . Shiori commença à somnoler, fatigué de toutes ses découvertes, pendant que Xang frottait doucement son dos pour accélérer la manœuvre.

On lui avait appris à soigner, à se battre… Mais personne ne lui avait dit comment ça fonctionnait un bébé ! Maina, elle, aurait su quoi faire, elle aurait pu lui dire, lui montrer, elle… Bon, respirer… Xang, calme-toi, réfléchis… Qui saurait y faire ? Les femmes ? Non, trop risqué de l'amener là- bas. Les gens du village en bas de la montagne ? Les parents du petit devaient y vivre… Mais les habitants n'appréciaient pas spécialement Xang, qu'ils voyaient un peu comme un monstre ou un danger à tenir loin de chez eux. Restait alors une personne, en qui le Chinois avait suffisamment confiance…

– Allez Shiori, on va aller voir Tata Syta tous les deux, hein ?


**************

Le chant d'un oiseau, pas très loin.

Le silence. Pesant. Rassurant.

Un bruit d'ailes et un petit poids près de lui. Quelque chose de pointu sur sa main, plusieurs fois.

Il ouvrit doucement un œil. L'oiseau doré et sanglant releva la tête et lança un piaillement avant de se reculer sur le bord du lit. Si rouge… Il ferma les paupières encore. Il avait mal à la tête.

Rouge comme le sang

Comme le sang dans l'eau

Il rouvrit les yeux avec un petit sursaut. Rien n'était réel, ça avait juste été un cauchemar. Ça ne pouvait pas être la réalité, évidemment. De telles choses…

… ne pouvaient pas exister.

Il frissonna et passa une main dans ses cheveux pour se calmer, pour ne pas perdre ce fragile pont avec le réveil, avec l'oiseau sur son lit, avec la lumière venue de la fenêtre.

– … Sa… ra ?

Sa voix lui parut lointaine, curieusement faible et hésitante. L'oiseau lui répondit et s'envola pour se poser sur le montant du lit en bois. Il leva un peu la tête pour le suivre du regard. Dieu qu'il avait mal au crâne. Il prit appui sur ses mains pour se redresser et poussa un petit cri. Ses reins et tout le bas de son corps avaient été comme transpercés par une lame. Il plaqua une main sur son ventre et serra les dents en finissant de s'asseoir.

Non, ouvre les yeux

Non… Non… Ce n'était rien. Il avait dû tomber dans les escaliers sans s'en rappeler. Il ferma les yeux pour ne pas voir les traces de sang qui maculaient les draps et ses cuisses, mêlées à autre chose qu'il ne savait, ni ne voulait identifier. Ce n'est pas réel. Je me suis blessé seul, tout seul.

Son estomac se tordit violemment. Il se leva en essayant d'ignorer la douleur qui lui déchira le corps, et alla vomir dans les toilettes. Son tremblement avait repris, encore plus fort, il avait froid et chaud en même temps. Ce n'était qu'un cauchemar, rien de vrai, ça n'arrivera plus jamais… Tout est imaginaire, c'est moi qui y invente…

Ses nausées le reprirent encore plus fort. Comme s'il pouvait vomir son dégoût. Quelque chose sur son épaule, il sursauta. L'oiseau ne voulait pas le quitter. Mais Niels le chassa brutalement de la main. Il ne supportait pas ce contact. Il ne supportait pas à quel point il était sale. De toute façon, ce matin, tout lui faisait mal. Même respirer.

**************

– Tu as senti, Angel ? On dirait que Niels est rentré chez lui et qu'il est moins méfiant que d'habitude, remarqua Orquidee en arrêtant brièvement son échauffement.

Son compagnon, allongé sur un des gradins de pierre du Colysée, mâchonnait un brin d'herbe, les bras croisés derrière la tête. Il ne répondit rien et la Sanguine crut un instant qu'il s'était endormi. Elle le regarda.

– Angello, je te parle.

– Ouais, j'ai senti, consentit à prononcer le démon sans daigner bouger. Et alors ?

– C'était simplement pour meubler le silence.

La metisse retourna à ses échauffements. L'Italien avait décidé ces derniers temps de l'accompagner lors de ses entraînements ici, juste pour le plaisir de se faire dorer la peau au soleil. De plus, il régnait une ambiance particulière dans ce lieu antique, bercé par le doux ronronnement de la mer et le bruissement des champs d'oliviers non loin.

– Je n'ai rien dit.

– Orquidee, je sais bien que t'as pas abordé le sujet pour rien. Tu surveillais la Crevette hein ?

Orquidée s'arrêta une nouvelle fois et soupira doucement. Son ami savait lire en elle comme un livre. A moins qu'elle ne fût trop prévisible.

– C'est vrai.

– Tu as joué les sentinelles parce que tu te faisais du souci et pas parce que tu voulais le sermonner, sinon tu serais déjà en route pour le pigeonnier, au lieu de bavasser avec moi.

– Un point pour toi. C'est normal je crois, de s'inquiéter pour un de nos pairs. D'après ce que je sais, il a perdu son pere adoptif, il avait l'air d'y tenir.

– Il va chialer quelques jours et puis ça lui passera, annonça l'Italien en se rallongeant nonchalamment.

– Quelle compassion, tu m'effraies presque.

– On est des assassins professionnels. Les larmes et les gamineries, c'est pour les fillettes, et ça ne sert à rien. Il est temps qu'elle l'apprenne la Princesse.

Le surnom néanmoins, fit sourire doucement la metisse. Ce n'était pas la première fois qu'Angel l'utilisait , mais en règle générale, il se limitait à d'autres noms nettement moins poétiques.

– Alors tu te fiches bien de lui, c'est ça ?

– Tu piges vite.

– Alors, ce n'est qu'une coïncidence si tu viens de lui donner le même surnom qu'à ta sœur…

– J't'emmerdes.

Elle vit l'Italien étouffer un bref juron en italien et se tourner pour lui faire dos.
Elle reprit ses échauffements sans qu' Angel ne la regarde, toujours dédaigneux.

Angel quant à lui, resta silencieux. Comme s'il s'en faisait pour cette imbécile de Crevette ! Orquidee pouvait raconter parfois de belles idioties, à force de lire ses bouquins de psychologie. Bien sûr que non, il ne s'inquiétait pas. Bien sûr que non, il n'avait pas été intrigué de ne pas sentir sa présence à l'autre efféminé, pendant toute la journée d'hier…

– Sara, va-t-en. Je ne veux voir personne, ordonna d'une voix faible le Suédois sans se retourner.

– Je partirai dès que je verrai que tu vas mieux qu'avant.

– Je vais mieux. Pars.

Le ton se voulait dur, mais Sara sut y percevoir la supplique cachée derrière et n'obtempéra pas.

– Tu n'écoutes jamais ce qu'on te dit, souffla le Suédois toujours sans la regarder.

– J'ai écouté ce que murmurait ton cœur.

– …

– Nielson, je sais que tu aimerais rester seul… mais moi, je n'ai pas envie de te laisser. Je me sentirais trop inutile si je t'obéissais et repartais.

– Inutile ? Pourquoi ?… Tu ne peux rien faire, Sarabeal, murmura le Suédois en baissant doucement la tête.

– Je te connais Niels… un peu…

– Tu ne sais rien de moi.

Sara n'aurait pu la nier. Elle savait juste qu'il était Suédois, avait eu pour maître Niyûka, aimait les plantes et les oiseaux, était fragile et versatile dans ses humeurs. Le reste, elle l'ignorait et ne cherchait pas à le savoir, elle ne l'avait jamais questionné pour en percer les secrets. Sara leva le visage vers le ciel.

– Est-ce vraiment un problème ?

La réponse silencieuse de son ami la fit sourire gentiment.

– Sara… Imagine… Imagine que quelqu'un ait mal… Mal à en mourir… Comment il peut faire pour oublier ?

– Il peut pleurer.

– Et s'il n'a plus de larmes ?

– Il lui reste à hurler sa peine. Il ne faut rien garder en soi, sinon cela fait souffrir encore plus. Les sentiments mauvais comme la haine et la peine doivent trouver un moyen de s'évacuer hors du corps. Mais oublier… C'est vraiment ce que désire cette personne ?

– Oui. Tout oublier.

– Alors, ce serait triste.

– Pourquoi ?

– Parce qu'elle oublierait également les bonheurs, les sentiments heureux qu'elle a pu connaître. Si elle n'a plus ni tristesse, ni joie, elle n'a plus rien. Elle ne serait plus rien. Elle serait morte parmi les vivants.

– … La mort est parfois préférable alors…

Sara enlaca Niels mais il se dégagea vivement pour ne pas être touché. Sara n'insista pas. Les larmes échappèrent malgré ses efforts pour les taire. Il sentait son cœur être comme déchiré et comprimé à la fois. Il se recroquevilla un peu plus sur lui-même et frotta ses bras d'un geste lent, comme absent. Il voulait se ressaisir, se calmer avant que Sara ne cherche de nouveau à le toucher.

– Niels… Tu as froid ?
– Un peu…

– On devrait rentrer dans…

– Non… Non… Je préfère rester ici.

Sara vit le visage de Niels devenir d'une pâleur si prononcée qu'elle crut qu'il allait s'évanouir. Le voyant vaciller légèrement, elle passa un bras autour de son dos, qui fut durement repoussé.

– Ça suffit, Sara, je suis fatigué, je veux que tu me laisses maintenant.

– Niels, je veux juste t'aider, tu as l'air malade.

– Je peux me débrouiller tout seul. Pars.

– Mais…

FOUS LE CAMP, MERDE ! cria à bout de nerfs le Suedois en faisant volte-face.

Sara sursauta aux yeux brillant de rage et de larmes, autant qu'à l'invective. Il n'était plus question de discuter.

– Si tu aimes tant mordre la main tendue vers toi, reste donc à te lamenter seul…

Mais qu'est-ce qui lui avait pris de lui parler comme ça ? Toute sa colère s'était évaporée, avec son cri. Ses jambes tremblèrent et il réprima une nouvelle nausée. Sara avait raison, il devait être malade. Sa tête tournait un peu et sa gorge était devenue sèche. Il avait plus de mal à bloquer les souvenirs épars qui lui revenaient à l'esprit. Ces choses qu'il détestait.


et re-la suite de lepisode + tard mg

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MessageSujet: Re: Devil   Sam 17 Juin - 16:10

voila, encore mdrrr


Il fallut plusieurs jours au jeune Suédois pour se remettre de sa faiblesse. Il était passé par presque tous les stades du mal de tête, sans pouvoir dire exactement ce qu'il avait. Tous les médicaments qu'il prenait n'avaient aucun effet et il resta autant que possible allongé, au frais, dans sa chambre.

Sara, peut-être durablement vexée, n'était pas revenue. Il aurait tant voulu être moins stupide.

Sara soupira doucement en sentant les rayons du soleil commencer à lui chauffer la peau. Encore un jour sans la présence de Niels. Cela faisait à présent presque une semaine qu'elle ne l'avait plus vu...

L'adolescent préparait son petit-déjeuner perdu dans ses pensées. Il se sentait mieux aujourd'hui et n'avait presque plus mal à la tête. Les cauchemars s'étaient espacés et finalement, il avait pu faire sa première nuit complète depuis plusieurs jours. Pourtant, une idée lancinante ne le quittait pas. Il se tuerait en dernier, pour avoir le temps de mettre à mort les autres coupables. Il n'avait plus que la vengeance en tête, cela le saisissait à la gorge par moments.
Il posa sa tasse de jus d'orange à côté de son bol de céréales et d'un peu de filmjölk sans même en être conscient, puis s'assit pour perdre son regard azur dans celui de son reflet dans le liquide. Il aurait pu aller tuer l'Eden en secret, mais comment toucher un adversaire qu'il ne savait pas où débusquer ? Sara ou Pyro devait connaître son lieu d'entraînement, mais ils ne le lui diraient pas, il le pressentait. Il n'avait plus d'appétit. Autant se retirer l'aiguille du pied au plus vite. Pour oublier plus facilement après.

Le Prince accepta de le voir, même si cette audience à l'improviste ressemblait plus à une obligation.
La salle d'audience ne lui avait jamais paru si étouffante. Un superbe soleil pénétrait pourtant par les larges fenêtres en ogive creusées dans la pierre, au plus haut de la façade Sud de la pièce. Lorsque l'on entrait ici, la lumière venait depuis le dos du visiteur, pour s'estomper à mi-chemin. Tout ici n'était que lumière. La salle d'audience était un curieux mélange entre un fort et une nef carolingienne déformée

– Eh bien, Niels des Dragons, je pensais que tu étais parti.

– Pardonnez-moi, Majesté… J'avais besoin de réfléchir…

– C'est tout à fait ce que j'espérais. Qu'ont donné ces réflexions ? As-tu pris une bonne décision ?

– Ça concerne le traitre d'Eden . Vous aviez dit que je serais responsable en cas d'échec. Et Niyûka… a échoué. La faute m'en revient donc.

– Je vois avec plaisir que tu sais reconnaître tes torts lorsqu'on te les montre, sourit Anthony.

Aphrodite ne releva pas le sous-entendu et garda la tête baissée.

– Je prends ce silence pour un acquiescement. Alors, je suppose que tu viens demander l'autorisation d'achever toi-même, enfin, cette mission, n'est-ce pas ?

– Oui. Je… ne fuirai plus devant mes obligations.

– Des obligations, vraiment ? Je ne suis pas idiot. Je devine les véritables raisons qui te poussent à cette demande. Ton ancien maître est mort en effectuant la tâche qui te revenait de droit, comme tu l'avais toi-même conseillé. Tu sais ce que signifierait l'emploi de tes pouvoirs dans ces conditions. Tu ferais un parjure. Et pourtant, c'est ce que tu comptes faire, n'est-ce pas ?

– …Oui.

– Très bien. Alors je vais te donner les détails et renseignements qui te seront utiles contre Raphaël De l'Eden…


– Il est déterminé ce Nielson , il ne reculera pas. Il se laisse aveugler par des sentiments et regarde où ça le mène, dit Pyro, confortablement assis contre le tronc d'un olivier.

– C'est normal qu'il réagisse comme ça, je trouve. On a buté son maître, répliqua Rito en croquant dans sa pomme. Qu'est-ce que tu peux être dur avec les gens quand tu t'y mets !

– Je suis juste rationnel.

– Mais ça n'empêche pas d'avoir de la compassion, tu sais, intervint une voix grave près d'eux.

Les deux adolescents regardèrent Carlos qui s'approchait. Son imposante carrure pour son âge impressionnait mais, assez timide, ne faisait jamais usage de sa force physique pourtant supérieure à celle de ses camarades, même lorsque ceux-ci se montraient cruels avec lui

– La compassion est un mot poli pour désigner la faiblesse.

– Tu ne changes pas, décidément, sourit un peu tristement Carlos. C'est peut-être bien de la faiblesse alors, mais je suis triste pour Niels. Je ne le connais pas, mais à sa place, je me sentirais désemparé.

– Tu vois, même Carlos dit qu'il a raison d'aller tuer l'Archange, objecta Rito.

– Je n'ai pas dit ça. Je dis juste que nous sommes mal placés pour le juger, non ? A part Sara, aucun de nous ne le connaît vraiment bien et on ne peut pas imaginer ce qu'il pense.


Le demon arpentait le chemin boisé en gardant les yeux à terre. Il aurait pu demander à être conduit là en voiture, mais il voulait être seul face à l'assassin de son maître. Les longues marches ne le fatiguaient pas, et cela l'aidait à se concentrer. Le soleil était caché par un voile de nuages tenace et la température oscillait entre fraîcheur et lourdeur. Il marchait depuis le matin et savait qu'il atteindrait son but dans peu de temps. L'endroit était beau. Il n'avait jamais vu l'Allemagne, ni la Bavière. Les forêts profondes et d'un vert éclatant, les paysages de vallons qu'il entrapercevait à travers des trouées dans les branchages, et le discret mais persistant chant de quelques oiseaux avaient tout pour ravir.
Il continuait à suivre des yeux les traces de pneus récentes le long de la piste. Elles s'arrêtèrent soudain. Le camp ne devait pas être loin alors. Le Prince avait dit qu'il y avait quatre personnes là-bas : le maître et ses trois apprentis. Il n'avait de haine que pour l'Eden, mais il se sentait prêt à détruire tout insecte se dressant entre lui et sa proie. Voilà que je pense comme Angel, pensa-t-il en souriant. Peut-être qu'aujourd'hui, il comprenait l'Italien et sa soif de combats. Lui aussi avait faim. Faim de la tête de l'homme qui lui avait arraché la première, et sans doute la seule, personne qui lui ait jamais témoigné de l'intérêt. Il se concentra brièvement pour faire apparaître une rose, dont il s'enivra du parfum délicat.

Je te protègerai

Je te vengerai

Je ne laisserai rien te faire du mal


– Aide-moi à avoir moins mal…

Il porta la rose à sa bouche pour la tenir entre ses dents. La sève qui coulait un peu à l'endroit où il mordait coula doucement dans sa gorge et il se sentit plus calme. Il reprit sa marche. Il ne fallut pas beaucoup de temps avant qu'il aperçoive l'entrée du camp d'entraînement. Son âme se troublait à nouveau. Son sang s'échauffait. Bientôt… Bientôt il serait vengé…

Il pénétra dans le camp où s'entraînaient deux garçons et une fille. Ils s'arrêtèrent à son arrivée, ne sachant comment réagir à cette visite qui n'était pas prévue. C'était la première fois également qu'ils voyaient un demon a l'air si jeune, plus jeune qu'eux… N'était-ce pas une ruse du Prince ? L'apprentie, qui semblait être la plus âgée, se porta devant ses deux camarades.

– Qui es-tu et qu'est-ce que tu veux ? demanda-t-elle avec méfiance.

Niels retira la rose de sa bouche et jeta un regard dans le camp sans sembler lui accorder d'importance. Où était le l' Archange qu'il était venu trouver ?

– Qui es-tu ? répéta plus fort la jeune fille pour attirer son attention.

Elle fit quelques pas en avant. Elle obtint gain de cause.

– Je m'appelle Nielson, Demons des Dragons. Je cherche Raphaël de l'Eden, où est-il ?

– Le Prince t'envoie pour le tuer ?

Niels ne répondit pas. Elle ne l'intéressait pas, pas plus que les deux autres.

– Il a fui, ou il est encore là ?

– Je ne dirais rien à un assassin.

– Peu m'importe.

L'adolescent avait repéré les cabanes dans le fond du camp, celles des apprentis et du maître à côté, très certainement. Pour que l'apprentie réagisse ainsi, c'était que l'Eden était ici.

– Ne te mets pas sur mon chemin. Ce n'est pas toi qui m'intéresses.

– Je ne te laisserai pas tuer mon maître.

– Ni nous, répliquèrent les deux garçons en se portant à ses côtés.

Ils l'énervaient. Comment pouvaient-ils défendre ce meurtrier fourbe ? Tant pis pour eux alors.

– Si vous voulez tant que ça mourir, approchez. Venez affronter le Serpent de la Chimère.

– Le Serpent…? Foutaises ! objecta l'un des garçons.

– Oui, comment un des assassins du Prince pourrait être une gamine ?

– "Une" ?

Niels sourit. Ils étaient si stupides.

– Fais attention à ce que tu dis.

– Attendez !

Visiblement fatigué, torse nu et ne portant pas son armure, l'Archange avait de solides bandages au bras droit et au ventre. Niels s'était attendu à un monstre de puissance, mais ce qu'il avait sous les yeux n'était qu'une sorte de loque qui avait du mal à tenir debout. L'adolescent face à lui avait un visage très doux et féminin, troublant. Presque autant que la flamme qui brillait dans ses yeux à présent. Il était fou de rage, même s'il ne le montrait pas.

– Syn, James, Karl, vous rentrez dans vos baraques.

– Maître, on ne va pas vous laisser face à ce…

– Syn, obéis.

Elle serra le poing de rage mais baissa la tête. Elle s'était promis de ne plus désobéir à son maître. La gifle qu'elle avait reçue à la mort du précédent assassin l'avait marquée, et elle ne désirait pas s'attirer davantage les foudres de l'Eden. Les trois apprentis commencèrent à reculer, bien qu'ils eussent préféré aider Raphaël contre son adversaire à l'apparence bien chétive.

– C'est entre toi et moi, Demon. Ne fais pas de mal à mes apprentis.

– Tu n'es pas en position de demander quoi que ce soit.

Le Suédois ne parvenait pas à endiguer la colère qui grandissait en lui. Cet homme avait un culot monstre, et était si indifférent par rapport à ce qu'il avait fait ! Comment pouvait-il être si calme et détaché ?

– Tu vas mourir.

– Tu es venu le venger ? soupira l'Eden. Je sais très bien que je ne peux pas me battre avec mes blessures. Il était très fort et méritait le respect…

– Tais-toi ! Ne parle pas de lui. Ne souille pas son nom avec tes mots !

– Frapperas-tu un homme qui est sans défense ? Je pensais que tu avais le même respect que celui que tu as l'air d'apprécier.

– Je ne suis pas aussi gentil que lui, sale lâche.

Avant que l'Eden ait compris la manœuvre, Niels le rejoignit et lui asséna un coup de genou au ventre. Il se régala du cri qu'il lui arracha enfin et le regarda retomber quelques mètres en arrière. Il n'avait pas envie de se retenir. L'adrénaline battait dans ses veines. Il voulait le voir hurler, gémir, saigner. Tellement saigner ! Il voulait voir la peur dans ses yeux.

Il s'approcha de l'Eden et enfonça le talon de sa chaussure dans la plaie qu'il venait de rouvrir. L'impulsion était là. La douleur dans le regard de Raphaël. Il désirait en voir plus.

– Tu vas souffrir, comme tu l'as fait souffrir. Je ne vais pas te tuer tout de suite, déclara-t-il en donnant un coup dans la blessure à vif. Tu vas d'abord crier. Te débattre, comme lui. Je veux voir de quelle couleur est ton sang.

Il le frappa une nouvelle fois au ventre, arrachant une plainte étranglée à sa victime.

.

– Je ne vais pas me laisser tuer… si facilement… Même si tu as un joli minois.

– Alors débats-toi, sourit le gamin. Ça sera encore plus amusant.

L'Eden se redressa avec difficulté, une main sur le ventre. Le Serpent semblait dans un état second à présent. Il souriait, mais d'un sourire sans chaleur et sans vie, ses yeux seulement animés de rage. Une bête fauve. Il devait être réaliste : il ne survivrait pas à cet affrontement. Mais son adversaire ne souhaitait pas seulement sa mort. Il voulait le torturer. Raphaël était désolé pour lui, mais pas non plus prêt à mourir en martyr pour expier.

– Les faibles comme toi ne méritent pas de vivre, murmura le Suedois.

Raphaël essaya de se relever sans y parvenir. Il entendit des pas s'approcher, avant qu'un coup de pied ne le retourne brutalement sur le dos.

– Je n'ai pas mis toute ma puissance. Mais je voulais juste que tu ne puisses pas bouger. Tu mérites une mort incomparablement plus douloureuse. Sauf que moi, je ne te frapperai pas dans le dos, comme tu l'as fait.

Il eut une nouvelle fois son sourire mécanique. Il se sentait presque détaché de la réalité, comme s'il regardait un film étrangement réel. La sensation ne lui déplaisait pas mais sa haine ne s'apaisait pas. Il en fallait plus, tellement plus !

– C'est moi qui ai tué le chevalier ! cria soudain Syn derrière lui.

Raphaël aurait voulu parler, mais il n'arriva pas à articuler quelque chose, ni même à bouger.

– Oui, c'est moi ! Pas mon maître ! C'est moi qui l'ai frappé, comme il le méritait ! Ce n'était qu'un chien qui attaquait injustement mon maître ! continua la jeune fille, entêtée.

Elle sentit un souffle près d'elle et entendit deux cris étouffés. Elle se retourna. Ses deux compagnons étaient effondrés au sol. Quand…?! Une douleur aiguë au genou l'arracha à sa question et elle s'effondra avant même de comprendre. Elle se redressa autant qu'elle put sur ses avants-bras. Sa jambe lui faisait terriblement mal.

Aphrodite la saisit à la gorge pour la relever.

– Je devrais t'arracher la langue, femme traîtresse, souffla-t-il avec mépris.

Si tu as peur du Mal

Deviens le Mal

Nous te protégerons

Nous t'aimons

Nous les tuerons




brrrrrrrrrrrr

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MessageSujet: Re: Devil   Sam 17 Juin - 18:26

hmmmm c'est gai

study

t'as du t'amuser pour tout réécrire

study

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MessageSujet: Re: Devil   Sam 17 Juin - 18:28

J'ai copié collé cest different

lol

c sur un site de nouveaux animés quils mettent sa

sauf que c en anglais :ogasa-g-peur: je dois utiliser un traducteur a defaut d'y passer 300 plombes

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MessageSujet: Re: Devil   Sam 17 Juin - 18:47

A oui au fait voiçi les vrais noms des personnages :


Niels = Nielson ( dire nilsone )
Niyuka = Niyukas ( dire nioukass )
Liv = Livea ( dire livi )
Matomi = Matomi'ru
Orchidée = Orchideana ( dire orchidana )
Syn = Syna
Raphael = Raphaelion
Angel = Angello
Xang = Xang- Ji
Kujo : Kujo ni
Syta = Sytawari
Pyra = Pyrato
Ali = Alinoa
Kaina = Kainami
Darkie = Dark Blood
Khan = Khanhon ( dire kanone )
Estio = Glacier
Ame = Amethyste
Lynn = Lynna
Chaon = Chaeyon
Anny = Annyfee
Jessy = Jessycka
Sara = Sarabeal ( dire sarabil )

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MessageSujet: Re: Devil   Sam 17 Juin - 18:56

ha oki t'as copié collé, mais tu dois y passer du temps quand même si tu dois tout traduire !!

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MessageSujet: Re: Devil   Sam 17 Juin - 19:43

Niels, c'est le gosse à kari ! banana

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MessageSujet: Re: Devil   Sam 17 Juin - 19:55

Tu mlaches oui !! Suceuse de pine mortes va -_-

tin cest pas d'ma faute si j'veux appeler mon gosse Niels <-->

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MessageSujet: Re: Devil   Sam 17 Juin - 19:57

Bouh, tu vas me faire gerber... encore si c'est Hatori !! XDDD mg

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MessageSujet: Re: Devil   Sam 17 Juin - 21:40

La fin de l'episode

Sara pénétra chez Niels. Le soleil qui avait dominé toute la journée d'avant avait cédé à une pluie fine mais qui durait depuis la mâtinée. La demone n'avait pas eu de nouveaux contacts avec le Suédois, et elle ne tenait pas à faire le premier pas. Comme lorsqu'ils étaient enfants, c'était Niels qui déciderait de s'il avait envie ou non de venir la voir et de reprendre leurs relations comme avant. C'était la seule solution pour qu'il cesse de se braquer. Et Sara devait bien s'avouer qu'elle restait vexé de son attitude. Cette petite humiliation...

Elle déposa la photo donnée par Enawa , sur la table du salon. Niels serait obligé de passer par là en rentrant chez lui, pour atteindre sa chambre, aussi les trouverait-il sans mal. Tuer l'assassin de Niyuka lui permettrait sans doute de faire la paix avec sa tristesse.

La pluie s'était arrêtée lorsque Niels rentra. Des nuages voilaient par intermittence une lune déjà haut levée, et tout était calme. Le Suédois ne se rappelait plus quand il avait quitté le camps de l'Eden. Quant au voyage de retour, ça n'avait semblé durer que le temps de battre les paupières. Il avait toujours l'impression de flotter, que son corps n'était pas tout à fait le sien. Il ne pouvait pas dire s'il était fatigué, s'il avait faim ou non .

Ses habits maculés de sang quitta son corps . Le liquide visqueux commença à s'égoutter au sol. Niels le regarda d'un œil vide puis se passa une main sur le visage. Il s'en était mis jusque sur la figure…

Au moment où il entra dans le salon, son regard fut attiré sur des feuilles posées sur la table.

Il tiqua.

Sara lui faisait-il une farce ? Niels, un peu tremblant, frôla du doigt le fin visage de la femme sur l'image, figé dans un sourire doux. Elle devait avoir une vingtaine d'années. Impossible… Il vit les écritures manuelles sur l'image, mais ne voulut pas les croire. C'était impossible. Il le savait… Jag alskär dig. Je t'aime. Et le verso était on ne peut plus explicite sur la nature de leur liaison. Cela voulait dire que…

Niels poussa un cri mental en sentant ses genoux se dérober sous lui. Il lâcha la photo comme si elle lui avait brûlé la main et se recroquevilla tant bien que mal sur le fauteuil le plus proche. Niyuka… Pourquoi tu ne m'as rien dit ? Pourquoi tu es parti avant de me l'avoir dit ?!

Il ferma ses yeux brûlants. Ce n'était pas ce qu'il imaginait. Il ne voulait plus voir le visage souriant de la jeune fille sur la photo.

Un visage aux yeux bleus et aux cheveux blonds bouclés que les siens qu'il n'avait pas vu depuis longtemps.

Celui de sa mère.


Je vous laisse le suspense mg

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MessageSujet: Re: Devil   Lun 19 Juin - 19:31

t'es michante ! mdr
en + g pa tout compris moa (comme d'hab' Embarassed ) ya trop de nom a retenir ...

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MessageSujet: Re: Devil   Lun 19 Juin - 19:58

En resumé du debut de lhistoire :

Niels ( Nielson ) vient de Suede, sa mere Selmanys etant morte, son pere Sven - un homme violent - commença a le batre
un matin surgit un démon nommé Niyuka, qui adoptera Niels et le considerera comme son fils et eleve.
ils iront dans une ile de Chypre. la ils feront la connaissance de beaucoup de personnages mais peu son importan

il y a Sara, une aberration miraculée du mutisme, qui aime Niels, Orquidée, une vampire metis tueuse, Angel, jeune psychopathe d'une quinzaine d'années et un homme assez focu lol! nommé Anthony, qui a euh ..... v***** Niels -_-" ( cest pa moi qui a fai lhistoire merde !! )


en resumé de ce que jai mis : Niels tomba en depression apres avoir ete abusé, pendant ce temps Sara ressaya en vain de lui parler - sans succes -. Xang, lui, trouva son enfant ( il ignorait quil en avai un ) de sa compagne. Il l'eleva, non seul.

Niels apris que son ' pere adoptif ' et maitre fut assasiné, il decida de le venger d'une maniere sanglante. C'est ce qu'il fait.
alors Sarah mit sur la table une mysterieuse photo...qui montrait la mere de Niels et son maitre.

( les otres perso sont secondaires et non pa une grande importance )

bref pour bien expliquer je met les pêrso IMPORTANT en rouge et je marke leurs sigfnification a tous

Niels = heros
Niyuka = pere adoptif

Liv = soeur de niels, morte
Anthony : usurpateur
Sven : pere de niels
Selma : mere de niels
Matomi = jeune fille partageant son corps avec Kaina
Orchidée = guerriere
Syn = disciple sans plus
Raphael = assasin sans plus
Angel = tueur en serie
Xang = guerrier

Kujo : frere d'anthony, mort
Syta = mere adoptive de Xang
Pyra = guerrier sans plus
Ali = guerrier sans plus
Kaina = déesse, meneuse
Sara = amoureuse de niels

les otres ont sen occupera + tard

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MessageSujet: Re: Devil   Lun 19 Juin - 20:03

ha oki bon bah j'avais compris a peu près alors mais pas tout ! ^^

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MessageSujet: Re: Devil   Lun 19 Juin - 20:38

Sa va mieux la??

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MessageSujet: Re: Devil   Lun 19 Juin - 21:32


Peut-être qu'il y a un Dieu en haut

Et tout ce que j'ai appris de l'amour

Et comment tirer sur quelqu'un qui te renverse

Et ce n'est pas un sanglot que tu peux entendre la nuit

Ce n'est pas quelqu'un qui a vu la lumière

C'est un Alleluia froid et brisé

L'amour n'est pas une marche victorieuse

C'est un Alleluia froid et brisé


flash back :

La nuit était claire et dégagée, ce qui n'était pas arrivé depuis quelques jours. Le démon n'avait pas eu le loisir de venir contempler les étoiles depuis longtemps. L'entraînement de son jeune – et malheureusement, bien sauvage – enfant adoptif l'accaparait et se révélait aussi épuisant pour l'un que pour l'autre. Chat échaudé craint l'eau froide. Il peinait déjà à lui faire confiance pour avaler un repas, alors se livrer à une telle confidence sur ce qui lui faisait mal… Mieux ne valait pas être trop optimiste.

Une légère odeur d'ozone vint lui piquer le nez, le tirant de ses réflexions. Le jeune homme leva le visage vers le ciel, où étaient apparues de nulle part des nappes fantomatiques aux couleurs changeantes. Un sourire étira ses fines lèvres. Cela faisait si longtemps qu'il n'en avait pas vu.

– …Niyuka ? appela une petite voix sur ses gardes derrière lui.

– Tu devrais être couché, Niels. L'entraînement commencera à 6 heures, même si tu es fatigué.

– Je n'ai plus sommeil… s'excusa à mi-voix l'enfant. Et puis, j'ai… J'ai vu la lumière.

– La lumière ?

Niels pointa l'aurore qui s'effilochait de plus en plus. Il ne semblait pas avoir prêté attention à l'eau flottante qui existait quelques instants plus tôt.

– C'est une aurore boréale, Nielson. Il y en a aussi en Suède, tu n'en as jamais vu ?

– … J'ai jamais fait attention… se crispa-t-il, comme attendant des représailles quelconques.

Sa peur cachée n'échappa pas au pere adoptif, qui s'adoucit.

– Ce n'est pas grave, tu peux regarder celle-ci si tu veux.

Le petit se détendit légèrement et se rapprocha de quelques pas de son maître. Ils regardèrent un instant l'aurore à l'agonie, avant que la petite voix du plus jeune ne dérange à nouveau le silence.

– Pourquoi ça brille comme ça ?

– Je ne sais pas, Niels… Je n'ai pas toutes les réponses, tu sais. Je suis comme toi, je me contente de les regarder.

La réponse surprit l'enfant mais il n'en laissa rien paraître. En fait, Niyuka avait menti, en partie. Il s'était documenté, dans sa jeunesse, sur le phénomène, mais le temps aidant, sa mémoire se faisait floue. Il se souvenait vaguement d'une histoire d'atmosphère et de soleil, qui serait encore plus difficile à expliquer à un enfant de sept ans qui n'avait aucune instruction sur les phénomènes astronomiques.

– Tu sais, en Suède… Je me souviens que mon père m'avait raconté une histoire un jour, là-dessus. Tu veux que je te la dise ?

Niels hocha la tête, avec dans les yeux un mélange de joie et d'indifférence prudente. La dernière personne qui lui avait raconté une histoire avait été sa mère, il y avait longtemps… si longtemps qu'il s'en rappelait à peine.

– Eh bien, on dit qu'un jour, il y a extrêmement longtemps, des cygnes se sont disputés pour savoir qui irait le plus loin. Ils se sont mis à voler dans le ciel, très haut, et un groupe d'oiseaux ne voulut jamais s'arrêter. Ils ont atteint le bout du monde mais il faisait si froid qu'ils ont gelé. Quand ils battent des ailes, la glace brille avec la lumière des étoiles et ça donne des aurores boréales.

Le jeune Suédois se laissa bercer par la voix douce, qui maintenant lui souriait gentiment. Il aimait bien cette histoire.

fin du flashback

**************

Le jour s'était levé sans même qu'il le remarque, après une longue nuit blanche. Le jeune garçon avait passé une nuit agitée, et seul son épuisement lui apportait un peu de calme.

Pourquoi n'as-tu rien dit ? Pourquoi m'as-tu caché ça ?

La photo avait fini par atterrir sur la table de la cuisine, et son nouveau propriétaire, sur une chaise. Il la fixait presque sans la voir, la tête posée sur ses avants-bras croisés. Pour la dixième fois, la centième fois, depuis la veille, il ressassait toutes les explications qu'il avait pu trouver pour expliquer que son maître ait pu posséder l'image ancienne de sa mère. Des plus probables… aux plus improbables. Niyuka avait pu prendre la photo dans le dossier que devait posséder sur lui le Prince, à l'époque où il était venu le chercher en Suède. Pour pouvoir reconnaître la famille où il devait aller chercher celui qui allait devenir son disciple. Il était peut-être tombé sous le charme de la froide beauté sur papier glacé… au point d'inscrire les quelques mots qu'on y lisait ? Difficile d'évaluer l'âge de sa mère sur la photo, il ne se souvenait guère de son visage. Elle était jeune toutefois. Si elle avait bien écrit les mots et donné l'image figée à Lucas… c'était alors qu'ils étaient vrais. Que les deux jeunes gens s'étaient déjà vus, connus, reconnus, il y avait longtemps. Qu'ils avaient eu, par un hasard morbide du Destin, une aventure, ou même plusieurs – qui aurait pu savoir ? Et dans ce cas… Dans ce cas…

Pourquoi tu n'as rien dit ? Parce que tu avais des choses à te reprocher, c'est ça ?

IL aurait pu être son père. Toutes ces incertitudes l'énervaient. Et puis après tout, même si IL était son père, quelle importance ? Qu'est-ce que ça changeait à ce qu'il était maintenant ? Ça change ce que j'aurais pu être. Peut-être qu'après un peu de repos, ce qui lui semblait embrouillé maintenant, s'éclaircirait ? Mais son esprit s'y refusait. C'était trop lancinant. Trop obsédant. Il lui fallait une réponse. N'importe laquelle.
Aphrodite regarda la photo au sol.
Il calma son tremblement naissant en détournant la tête de la photo. Il se sentit oppressé et eut du mal à respirer. Il ne supportait plus cette pensée, cette image, les deux ensemble. Il lui fallait de l'air pur. Il courut jusqu'à sa roseraie et se laissa enivrer par le parfum des fleurs, l'air frais sur son visage, la vue de la mer dans le lointain. Tout ça, c'était trop pour lui. Trop de choses en même temps. Trop de douleur pour ses maigres épaules. Il se sentait seul comme il ne l'avait jamais été auparavant. Il n'y avait plus personne pour lui répondre. Il refusait et désirait pourtant la même réponse aux questions soulevées par la mystérieuse photographie du temps passé. Et tout se cristallisait en une seule personne…

– Pourquoi… Pourquoi tu m'as abandonné, Lucas ?! Je te déteste ! Je te déteste, tu entends ?! cria l'adolescent, libérant les larmes de stress qu'il retenait depuis un moment.


Sara comprit cela. Aujourd'hui encore, il n'était pas venu la rejoindre. Peut-être qu'il était trop fatigué de sa mission de la veille. Oui, on ne traitait pas la fille de Lilith de cette maniere. On l'avait toujours traité avec respect et crainte. Mais jamais personne n'avait trop risqué d'élever la voix devant elle. Par peur, de sa puissance, du malaise qu'on éprouvait à son contact ? Peut-être tout à la fois. Ou peut-être tout à fait autre chose. Tout son entraînement s'était fait sur ses pouvoirs psychiques. Une bulle s'était peu à peu constituée. Sara était dans son monde de rêves, et ce n'était qu'occasionnellement que le monde extérieur y entrait. Un monde nommé solitude. Et puis un jour…

Elle avait croisé le regard d'un autre enfant, seul dans une cabane. Un enfant au regard bleu, vide et méfiant. Sara se leva, et au loin, il n'y avait aucun de ses amis, par contre, elle reconnut sans peine Angel qui avait l'air de martyriser deux petits plus faibles que lui. Elle tourna les talons, décidé à repartir avant que l'Italien ne la remarque.

– Tiens, Dieu descend sur Terre, c'est un grand jour dis donc, lui lança-t-il avec un grand sourire.

Trop tard pour la discrétion. Sara soupira en se retournant.

– Garde ton ironie pour toi, Angello, je ne suis pas d'humeur.

– Bouh, tu sais que tu me fais trembler ? Tu vas me faire quoi, un clin d'œil enjôleur pour me punir ?

– Si je m'enerve, ce sera ta langue que tu perdras, tu t'en sers trop.

– Vas-y, je suis curieux de voir ça. ...Quand Tic est là, Tac est pas loin, marmonna Angel.

Sara releva la tête. Niels l'observait.

Angel sourit en voyant arriver une proie plus intéressante que la Madone blonde.

– Alors Princesse, c'était comment de tuer tout le monde ? Je suis sûr que tu n'en as pas dormi de la nuit, vu ta tête. C'est plus le grand amour avec Jeanne d'Arc ?

**************

L'adolescent leva ses yeux outremer pour jeter un regard aux fresques .
Un oiseau traversa son champ de vision, le faisant sursauter. Il regarda l'animal venir se désaltérer à la fontaine centrale.

– Corniaud de piaf, tu m'as fait peur ! le disputa-t-il.

L'oiseau releva la tête et sembla dévisager l'inconnu d'un geste rapide de la tête, avant de piailler brièvement et de s'envoler de nouveau. Rito avait l'impression de l'avoir déjà vu. Ce plumage doré et carmin lui rappelait quelque chose.

– Eh mais attends… T'es un des oiseaux de Sara… Bouge pas, je vais t'attraper et te rapporter à la maison, ordonna t il en se rapprochant du volatile qui s'était posé sur le rebord du pot d'une plante exotique.

– Il est déjà chez elle, le coupa Niels en revenant de sa roseraie. Sara me l'a donné il y a longtemps, dit-il pour toute explication complémentaire.

Rito parut hésiter un instant, puis se redressa.

– Pardon alors, je pensais que…

– Pourquoi es-tu ici ? coupa le Suédois qui n'avait pas envie d'avoir de la visite.

Bonjour l'accueil, pensa Rito. Même Pyro paraissait chaleureux à côté.

– Tu m'avais demandé de te filer mon bouquin sur les poisons, tu ne te souviens pas ?

Le Grec alla chercher l'ouvrage qu'il avait posé sur une table proche de l'entrée du patio.

– Ah oui, c'est vrai. Tu aurais pu me dire que tu venais aujourd'hui.

– Qu'est-ce que ça change ?

– C'est de la politesse.

Il détestait que l'on entre dans son territoire de cette façon, sans s'annoncer, sans qu'il soit prévenu. Aujourd'hui encore plus qu'autrefois. Milo ne sembla pas prêter attention à la remarque et lui tendit sa petite encyclopédie à la couverture trop neuve pour qu'elle ait déjà été lue. Evidemment, cela était plutôt logique.

- Sa va ? S'inquieta Rito

– Oui, ça va… Pars maintenant s'il te plaît.

– T'es sûr que tu n'as pas de fièvre ?

– Je te dis que ça va.

Profitant de l'inattention du Suédois, il s'étira et posa la main sur son front.

– Mmm… Non, ça va, t'as pas de fièvre…

– Mais… Rito, enlève ta main.

Niels chassa l'intrus d'un geste de la main et se recula d'un pas prudent.

– Je voulais juste être sympa, je m'inquiétais.

– Je suis assez grand pour me débrouiller.

– Je vois ça… T'étais plus sympa avant.

– … Qu'est-ce que ça peut te faire de toute façon ? Nous ne sommes pas amis.

– Ça empêche d'avoir le droit de bien aimer te voir heureux ?

Rito et lui n'avaient jamais été proches. Le Grec avait bien essayé, plus jeune, de lier amitié avec lui, mais s'était finalement vite lassé de son indifférence. Néanmoins, il saluait toujours le Suédois quand il le voyait et lui souriait parfois gentiment.
Ce gamin échappait à sa logique, il était tellement insouciant. Il sautait du coq à l'âne dans sa conversation, sortant des banalités affligeantes en même temps que des choses sérieuses.

toutes mes excuses j'ai oublié de reciser que Rito nest pas un personnage important !!

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MessageSujet: Re: Devil   Mar 20 Juin - 19:31

– C'en est fini de moi…

Somnolant à l'arrière de sa limousine noire, Madokuma revoyait le passé défiler devant ses yeux. Une scène qui le hantait depuis 9 ans, et qui avait bouleversé sa vie plus qu'il ne l'avait imaginé.

Désertées par les touristes en ces heures nocturnes, baignées de la lumière des étoiles et de la Lune, on ne pouvait imaginer plus beau panorama que ces paysages . L'accès aux sites était normalement interdit à cette heure-ci, mais le riche avait su faire jouer ses relations haut placées pour obtenir un sauf-conduit. Les ruines étaient toutes à lui en cette unique soirée, et il entendait en profiter pour se relaxer. Il avait marché dans un silence religieux, et parcouru les vestiges d'un pas presque enjoué. Il s'arrêta au sommet d'une légère butte, qui offrait un beau panorama , avec au loin, les lumières et la masse sombre et mouvante de la mer. Il tourna le dos pour faire face à l'autre versant de la buttée. Les ruines étaient plus éparses ici.
Un bruit dans son dos le fit sursauter.
Le chauffeur lui annonça qu'ils arriveraient bientôt à la résidence. Il émit un vague acquiescement et se replongea dans la somnolence. Avait-il bien compris les mots de l'inconnu qui lui était apparu ?

– C'est fini … toussa l'adolescent ensanglanté, vêtu de vêtements déchirés.

– Ne parlez pas, gardez vos forces, je vais prévenir une ambulance, conseilla t il en sortant son téléphone portable.

Pas de réseau… Ce n'était pas le moment.

– Non, pas le temps… Il est déjà trop tard pour moi… Vous devez… Vous devez l'emmener loin d'ici… et la protéger…Ka....

– Mais qui ?

Le jeune homme écarta avec une infinie douceur un de ses bras, dévoilant, une petite fille de pas plus de 3 ou 4 ans, aux yeux carmins .Il ne comprenait pas tout ce qu' il se passait, mais il savait au fond de lui que le mourrant face à lui protégeait le bébé de toutes ses forces.

Il toussa et cracha du sang.

– Partez maintenant, vite… Emmenez-la… Je vous en prie… Kudasai.....

Dans un dernier effort, l'adolescent aux cheveux doucement bouclés d'un brun sombre se leva avec un gémissement sourd. Il tendit son doigt à la jeune Kaina, qui s'en saisit avec une maîtrise étonnante pour son âge.

– Majesté … Je suis si heureux d'avoir pu vous rencontrer et vous aider… Moi, Ali des Enfers. Pardonnez-moi… de vous abandonner… Si lachement.... Pardonnez moi..

Son bras se baissa et le bébé fondit en pleurs en sentant le doigt lui échapper.

Le bruit de portières s'ouvrant et se fermant le tira pour de bon de ses souvenirs.

– Où est Matomi ?

– Dans le salon de musique, monsieur, pour sa leçon de piano.

– Informez-la de mon arrivée lorsqu'elle aura fini.

Il aimait beaucoup l'enfant qu'il avait adoptée et élevée comme si elle était réellement la fillette de sa fille défunte. Elle était enjouée et pleine d'énergie, toujours prête à la câliner.

– Grand-Père ! hurla soudain une voix stridente.

Il eut à peine le temps de se tourner que déjà, Matomi sautait sur ses genoux. Sa gouvernante, sur le pas de la porte, semblait mortifiée.

– Excusez-moi, monsieur, elle n'a pas voulu attendre que vous ayez fini…

– Je fais ce que je veux ! commanda Matomi. Tu n'as pas le droit de me donner des ordres !

– Ce n'est rien, mademoiselle Zuna, l'excusa Kido en la congédiant d'un geste de la main. Matomi je t'ai déjà dit de ne pas parler comme ça aux gens qui travaillent ici.

– Mais c'est vrai, grand-père, même Majordome le dit !

– On doit respecter les gens, Matomi, et ne pas être méchant avec eux.

La petite fille croisa les bras d'un air fâché. Il n'aimait pas la réprimander, et lui parlait toujours avec douceur. On lui faisait parfois remarquer le caractère égoïste, égocentrique et pénible de Matomi, et qu'il devrait être plus ferme avec elle. Il s'employait à la gâter, sans doute trop, et cela avait des conséquences. Pour calmer la petite fille qui boudait toujours, il passa la main sur ses doux cheveux bleus.

– Matomi, c'est une nouvelle robe ? Elle est très jolie, dit-il pour changer de sujet.

– Oui, c'est Majordome qui l'a achetée, elle te plaît ? sourit l'enfant qui oubliait déjà sa colère.

Elle sauta sur ses pieds pour montrer au mieux la robe qui faisait sa fierté, jubilant des compliments reçus comme n'importe quelle enfant de six ans. " Majordome " était un ami de son grand-père et son majordome attitré.

– Ma chérie, j'ai encore beaucoup de travail, tu veux bien me laisser ? Je te verrai pour ta leçon d'équitation, d'accord ?

– D'accord, grand-père, concéda la petite fille. Elle vint donner une bise au vieil homme et ajouta un timide: Je t'aime, grand-père.

– Je t'aime aussi, Matomi.

La fillette sourit puis quitta le bureau. Quelques enfants jouaient sur une pelouse. Un petit garçon aux cheveux noirs se blottissait contre une fillette aux cheveux violets plus grande, pendant que deux autres, deux bruns , se battaient. Jusqu'à ce qu'arrive une fillette aux cheveux verts mi-longs et l'air déjà très sérieuse. Son arrivée interrompit les deux combattants. Le moment fut bien choisi par le petit aux cheveux noirs pour fondre en larmes. Le grand pere sourit à la scène. Ils devaient avoir le même âge que Matomi à peu près, et étaient aussi attachants qu'elle… mais combien d'entre eux reviendraient de l'endroit où il les enverrait ?


L'enfant le regardait, hésitant. Il se tenait d'une main malhabile au pied d'une table de vieux bois qui lui servait de support. Oscillant parfois légèrement, il jetait des regards perdus à son jeune pere, l'appelant à l'aide sans mot. Xang ne se laissait pas attendrir. Il restait à distance de l'enfant, les bras ouverts, et l'appelait patiemment, l'encourageant à venir à lui seul. Le jeune enfant de dix-huit mois essaya de lâcher le pied de la table mais se sentant vaciller plus fort, s'y agrippa de nouveau avec force, des larmes menaçant de couler.

– Shiori, allez n'aie pas peur, viens vers moi, encouragea encore le Chinois. Je ne suis pas loin, regarde.

Il s'approcha un peu pour rassurer l'enfant. Celui-ci retint ses larmes pour suivre de la tête le mouvement. Xang soupira. Shiori prenait du retard pour la marche. Il se tenait droit seul depuis quelques mois déjà, et crapahutait sans mal un peu partout à quatre pattes, mais il refusait de se déplacer sur ses jambes si quelqu'un ne le tenait pas. Pourtant, il avait assez de force pour ça.

– Pourquoi insistes-tu autant, Xang ? sourit Syta, buvant un thé à une fenêtre.

– Je veux qu'il fasse un effort. Il n'y a que comme ça qu'il progressera. Je sais qu'il en est capable. Allez Shiori…

Le petit babilla quelques syllabes maladroites qui signifiaient apparemment son refus de bouger.

– Shiori…

– Sers-toi de ce qu'il aime, mon petit.

– Ce qu'il aime ?

Les oiseaux, le bruit de la cascade, les sucreries… Les sucreries… Xang réfléchit un peu et alla chercher une sucette dans le pot à friandises posé sur un étagère. Immédiatement, les yeux de Shiori brillèrent d'envie. Il savait reconnaître le bruit du papier d'une friandise déballée près de lui.

– Allez Shiori, si tu viens tout seul… Je te la donne, promit il en reprenant sa position et en montrant bien le bonbon à l'enfant.

Celui-ci sembla hésiter un peu mais la gourmandise fut la plus forte. Ses jambes mal assurées, il lâcha le pied de bois et avança lentement vers son pere, les bras écartés pour servir de balancier. Lentement il s'approcha de Xang qui l'encourageait, sous le regard amusé de Syta . Lorsque l'enfant fut tout proche de lui, Xang l'aida en lui tendant la main, à laquelle vint s'accrocher une petite main potelée ravie de trouver un appui.

– C'est bien Shiori, tu vois que tu pouvais le faire, félicita le Bélier.

Le petit se nicha contre lui et tendit sa main libre vers la sucette promise. Xang sourit et le souleva dans ses bras pour s'asseoir sur une chaise proche, l'enfant sur les genoux. Il lui tint la sucette pendant que Shiori suçait le bonbon avec délice.

– Ce petit gourmand sera perdu par son ventre, s'amusa Shiori en surveillant l'enfant, l'empêchant de tenir lui-même le bâton de la friandise pour qu'il ne s'étouffe pas avec.

– Au moins, il a marché seul comme tu le voulais. Tu ne devrais pas le forcer ainsi, certains enfants prennent leur temps pour grandir. Toi-même, tu n'as commencé à parler que très tard.

– Je n'ai pas envie qu'il ait du retard…

– Dis-moi, mon enfant, penses-tu t'occuper encore longtemps de lui comme tu le fais ?

– Bien sûr… Pourquoi cette question, Sensei ?

– Tu es un enfant encore, et tu veux t'occuper d'un autre enfant alors que tu sais ta situation périlleuse.

– Je sais mais il n'a que moi au monde. Comment pourrais-je le laisser ?

– Un enfant ne peut pas vivre normalement auprès d'un guerrier, mon petit.

– Vous préféreriez que je le laisse dans un des orphelinats qu'il y a en ville ? Ces espèces de mouroirs où personne ne fait attention aux enfants ? Ce serait encore pire ! Au moins, moi je l'aime, je m'occupe de lui. Je lui apprendrai le monde, moi. Je lui montrerai des livres, des images, des films… Vous aussi vous pourrez lui parler de tout ce que vous connaissez. Il ne sera pas perdu quand il sera seul.

– … As-tu peur ?

Il hésita un instant avant de murmurer un timide :

– Oui… J'ai très peur, Syta…

– Reconnaître ses peurs n'est pas une faiblesse, mon enfant.

– Peut-être mais…

Sara fredonnait doucement un chant nostalgique en parcourant son jardin.

- Niels !! Mais que fais tu la, par la Grace de Dieu ?

Le Suedois pouffa et tourna le regard vers la fille.

– Tu parles comme un livre, Sara !

– Ils parlent bien, je prends ça comme un compliment.

– Mais ça t'empêche de voir la réalité.

– Que veux-tu dire ?

– Rien… Sara… Si quelqu'un se sent mal mais sans savoir pourquoi, mais qu'il n'a plus de larmes… Comment fait-il pour aller mieux ?

– Il peut crier. Il le pourra toujours.

– Et s'il ne veut pas être entendu ?

– Il peut trouver un endroit où il n'y a personne, et où seules les fleurs l'entendront. Elles savent garder les secrets et la peine.


trop mignon Shiori :tenshi:

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MessageSujet: Re: Devil   Mer 21 Juin - 14:33

question bien compliquée pour Niels

c'est clair trop mimi le bébé ^^

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MessageSujet: Re: Devil   Mer 21 Juin - 14:55

jveux le meme gosse mdrrrrr

Niels et Angel avaient été pris en charge par Ahkmir Han, un employé travaillant dans un service social – ou ce qui y ressemblait le plus. Il gardait un œil sur les enfants des environs du village où il oeuvrait, Oma, et sur la retraite du Bélier. Oma en était le plus proche, un modeste village de cultivateurs à environ 5 300 mètres d'altitude. Depuis l'aéroport précaire de Moincêr, à la frontière entre l'Inde et la Chine, Ahkmir et ses deux passagers avaient roulé presque sans discontinuer jusqu'au village reculé que ne liait aucune route carrossable entretenue. Il fallait passer par d'interminables sentiers côtoyant souvent des ravins, poussant le vieux moteur de l'automobile dans ses retranchements lorsque la pente de la route devenait forte.
Au bout de trois jours de route, l'équipage avait atteint Oma. Cela n'avait pas été inutile. Les bourdonnements d'oreille, la fatigue et l'impression d'essoufflement avaient disparu. Les adolescents avaient pu reprendre leur route, seuls.

Il avait précisé que le chemin les mènerait à l'endroit où il vivait, à condition qu'ils n'en dévient pas d'un seul mètre. Se perdre dans ces montagnes était facile et dans ce cas, personne ne les retrouverait jamais. Pendant qu' Angel s'allumait une cigarette, Niels effleura de ses doigts effilés une porte de metal.

– Eh?! On touche avec les yeux, pas avec les mains, alors range tes mimines trop curieuses.

– Tu crois vraiment à cette histoire de malédictions ? C'est stupide. Si c'était vrai, on serait morts depuis longtemps.

– T'as rien compris. Ca te grille.

– Je n'y crois pas.

– Bon alors vas-y, ouvre-la répliqua Angel en haussant les épaules.

Niels le toisa du regard avec mepris. L'Italien le défiait d'agir, un sourire sarcastique sur les lèvres. Il y avait un léger doute quand même, il semblait trop pressé qu'il agisse pour que ce soit innocent. Il le menait peut-être en bateau – il était plutôt doué en bluff – mais il paraissait sincère.

– Sara disait que la porte des Elfes vient de la mythologie…

– Ouais, tu connais pas tes classiques ? "Une boîte fut confiée aux Elfes, qui contenait tous les maux de la Terre. Par curiosité, ils l'ouvrerent tous les malheurs s'en échappèrent. Quand on referma la boîte, il ne restait à l'intérieur que l'Espoir." Chouette, ce genre d'armes de destruction massive.

– L'Espoir est resté dans la boîte ?

– Non, c'est une erreur d'interprétation, Princesse. Réfléchis. La légende dit que les maux qui se sont échappés de la boîte, sévissent sur la planète maintenant. Mais puisque l'Espoir est resté enfermé, c'est qu'il n'existe pas ici bas, conclut l'Italien en tirant une dernière bouffée sur sa cigarette.

Il écrasa le mégot contre un des arbustes desséchés.

– Vraiment, tu crois ? L'Espoir est mort, on dirait. Il n'y en a plus…

– En tout cas, on a maintenant la preuve que c'est des conneries.

– Tu n'y croyais pas toi non plus, reconnais-le.

– C'est vrai. Je commence à cailler.

Vers la fin de l'après-midi, les deux adolescents parvinrent à un paysage qu'ils n'auraient pas imaginé voir là. Le chemin qu'ils suivaient, après s'être divisé de nombreuses fois, s'enfonçait dans une faille haute, à flanc de montagne. Cela ressemblait à une caverne qui se serait déchirée en deux avec le temps. L'air y était plus rare encore qu'à l'extérieur, mais une fois qu'ils l'eurent traversé, ils s'aperçurent qu'il s'agissait en fait de l'ancien lit d'un torrent. Le cours d'eau sauvage, peu large mais nerveux, léchait la sortie de la faille avant de dévier vers un à-pic tout proche. Son cours avait probablement changé avec le temps
Les adolescents continuèrent, s'enfonçant dans un brouillard de plus en plus dense. Le sentier contournait un large pan de montagne écroulé. Lorsqu'ils l'eurent franchi, ils eurent du mal à voir à plus de deux mètres devant eux. Ils ne distinguaient plus que des ombres dans le lointain. Une brise toute proche leur indiquait néanmoins qu'un ravin n'était pas loin. Perdu dans ses pensées, Angel marcha sur quelque chose qui se brisa avec un bruit d'arbre sec.

– Angel, arrête-toi, commanda Niels derrière lui.

– Tu vas pas pleurer pour un morceau d'arbre, non ?

– Ce n'est pas du bois, c'est un bras.

Il baissa les yeux. Un avant-bras humain squelettique était effectivement en miettes sous son pied. En observant plus attentivement autour d'eux, les deux adolescents virent alors la multitude de cadavres que dissimulait le brouillard. Des squelettes paraissant très âgés, s'entassaient au sol ou restaient empalés sur les parois rocheuses alentour, transpercés par des pics de roches aiguisés. Un véritable carnage.

–… Je dois dire que j'imaginais Xang beaucoup plus pacifique, il lui a poussé une sacrée paire de couilles, dis donc.

– Angel il ne faut pas toucher des morts.

– Lâche-moi avec ta morale. Qu'est-ce que tu veux que ça leur fasse maintenant ? Ce n'est pas différent de quand on tue des traîtres et qu'on tripote leurs cadavres pour s'assurer qu'ils ont leur compte.

Ce n'était qu'une vague impression mais très tenace.

– Vous qui vous avancez ici, faites demi-tour ! ordonna une voix sourde et résonnante.

Des feux follets venaient d'apparaître autour d'eux, se réfléchissant légèrement au brouillard humide enveloppant tout. Ils allaient et venaient comme mus par leur volonté. Des crânes s'y devinaient.

– Partez, ou vous mourrez.

– Mais s'ils sont assez fous pour venir ici, nous pouvons les dévorer tout de suite… répliqua une seconde voix.

– Ils auront eu ce qu'ils méritent , rit une troisième.

– Super, t'as vu ça, Princesse ?

– Tu es bien bavard, mais tu n'auras pas de deuxième chance ! Pars, demi-portion ! Cette terre est interdite aux humains ! hurlèrent les trois voix.

D'autres feux follets apparurent au-dessus des squelettes. Etrange…On les voit mais on ne sent pas leur présence.

– Les humains doivent dégager ? Ça tombe bien, on n'est pas des humains, mais des démons.

– Des démons? Ah ah ah…

– Ces gamins sont des guerriers ?

– Xang ne les aime pas.

Les feux follets s'enfoncèrent dans les squelettes alentours à un signal muet. Aussitôt, les ossements frissonnèrent et se redressèrent dans un crissement strident, formant une haie d'honneur se perdant dans le brouillard. Ils avaient grandi ; ils étaient à présent semblables à des géants brinquebalants, leurs visages grimaçants tournés vers les deux adolescents à leurs pieds.

– XANG ! Tu nous les casses avec ton tour de magie, montre ton cul avant qu'on casse tes marionnettes ! Tu nous berneras pas avec des illusions !

Les squelettes rirent en claquant leurs dents.

– Xang n'est pas ici.

– Mais pour ça, vous devez passer.

– Si vous y arrivez, bien sûr.

Nouveau concert de claquement. L'ensemble faisait penser à des corbeaux claquant leur bec.

Attention

Niels fit un saut de côté, évitant de peu un violent coup de poing de l'un des squelettes.

Je te protègerai

Ils sont là


– Merde, ce sont pas des illusions comme les autres, jura Angel en se retournant.

L'allée de squelettes se regroupait rapidement autour d'eux.

– On va voir, que ça vous plaise ou pas, les sacs d'os ! NAMIAKU !! cria Angel en frappant de plein fouet trois des squelettes.

Ils s'écrasèrent contre la paroi rocheuse mais les os, comme aimantés, rampèrent les uns vers les autres et se reconstituèrent.

– On ne peut pas les détruire, ils se relèvent ! Comment on s'en débarrasse ?

– Comment tu veux que je le sache ? Improvise !

– Nous sommes déjà morts!

– On ne peut pas nous tuer une seconde fois.

– Laissez-vous mourir et vous ne souffrirez pas.

– Cause toujours, tu m'intéresses !

La créature se releva encore. Il devait y'avoir un moyen de vaincre ces choses.

– Vous n'êtes pas d'ici.

– L'air des montagnes vous achèvera.

Bien que résistant, le froid et l'oxygène rare commençaient à l'essouffler. Ils étaient mal barrés.

– SAKANABARA!!

Les squelettes tombèrent en miettes. D'autres les remplacèrent sans attendre. Le brouillard était encore plus dense ici, mais aussi plus lumineux.

– Tu ne vas pas fuir éternellement.

Le Poissons ne répondit pas, suivant des yeux la reconstitution des squelettes.

– Mais qu'est-ce que vous êtes ?

– Nous sommes des creatures mortes ici et dont l'esprit sert Xang. Nous ne laissons personne le menacer.

– Et tu vas nous rejoindre !

– Vous mourrez ici.

– SAKANABARA !

Les squelettes les plus proches s'écroulèrent, aussitôt remplacés. Le brouillard n'aidait pas à se battre, comme s'il cachait quelque…

Il se sentit glisser en arrière.

Il y avait un gouffre caché par le brouillard, c'était certain. Un mouvement près de lui.

Nous te protègerons

Les bras osseux s'enfoncèrent dans la terre. Les pétales recouvrirent le terrain, désorientant les créatures massives qui ne voyaient plus leur adversaire.

Akhmir les avait prévenus : C'était un pont. Le vide était tout autour. Là où il avait failli tomber. Il ne voyait plus les squelettes. C'était eux le mensonge. Tout ça n'existait pas.

– Mais qu'est-ce tu fous là ?

– Suis-moi, tu avais raison, c'est une illusion.

– Nom de Dieu, mais c'est qu'il est futé …

Les squelettes avaient disparu. La brume se dispersa comme soufflée par un ventilateur et laissa apparaître le pont étroit qu'ils venaient de franchir. Il ne devait pas avoir plus d'un mètre de large pour une cinquantaine de mètres de long. Il était facile d'en tomber et de s'écraser sur les pics rocheux acérés qui se dressaient plus bas. Quelques cadavres, y avaient échoué. Tenait-il tant que ça à sa tranquillité ? Etait-ce vraiment le même Xang que celui qui était ami avec Sara autrefois ?

– C'était ça l'illusion. Je crois pas aux fantômes. Je suis le Démon de la Mort, j'ai accès à son monde et crois-moi, les esprits, ça n'existe que dans les films. Leur manière de se relever, de parler, de se déplacer, tout ça, ça clochait. On aurait dit des robots dans une foire. Ce qu'on voyait, c'était des mirages très réalistes. C'est pour ça qu'on ne sentait rien, mais qu'ils nous cognaient quand même. On devait se taper tout seuls contre les roches qu'il y a tout autour.

– Peut-être. Xang nous le dira. Il ne doit plus être loin.

– Ouais, grouillons-nous, j'ai hâte de le remercier pour cet accueil absolument chaleureux.

L'endroit, bien que désertique, était plutôt beau.

Angel porta ses mains en porte-voix.

– XANG ! Montre-toi maintenant, le petit jeu est fini !


VOILA LA SUITE PLUS TARD mg je laisse votre imagination travailler XD

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MessageSujet: Re: Devil   Ven 23 Juin - 18:44

mdr XD

j'ai bien aimé ce passage. ^^

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MessageSujet: Re: Devil   Ven 23 Juin - 19:21

Un peu macabre sans doute ^^'
Note : ce passage est un peu difficile a comprendre, en resumé : Dans la legende ( jenesaiplukoi -__- ) le char de la Meneuse ( Pandire, Kaina, comme vous voulez ) etait tiré par des dragons noirs.
Dans ce chapitre ( et les autres a venir ) il se trouve que quelques uns de ces dragons ont survecu et seul Xang peux les soigner ou les apaiser completement.

Ils sentirent bientôt une douce chaleur. Xang apparut, engoncé dans de chauds vêtements d'hiver, ses longs cheveux ebenes soigneusement nattés. Il observa ses deux anciens compagnons sans surprise.

– Je pensais bien que le cimetière ne vous retiendrait pas longtemps. Vous ne me l'avez pas trop détruit, j'espère ?

– T'es culotté de demander. T'aurais pu nous épargner ça, attaqua Angel.

– Désolé mais je ne le contrôle pas, c'est un système de défense ancien sur lequel je n'ai pas de prise.

– Tu ne me feras pas avaler ça.

– Probablement que vous préféreriez avaler quelque chose de chaud, non ? détourna le Chinois en gardant son léger sourire. Allons à l'intérieur, vous m'expliquerez toute cette histoire.

Les deux acquiescèrent en silence. Du repos ne leur ferait pas de mal.

Il leur servit un thé de son pays. Angel l'avala sans mot dire, le Suedois mit un temps à s'habituer au breuvage un peu particulier. Xang parlait pour occuper le silence pendant qu'il servait ceux qu'il considérait comme des invités. Il avait l'air heureux de revoir des "anciens'' amis.

– C'est le Prince qui vous envoie, n'est-ce pas ? demanda-t-il en s'asseyant. Il désigna les reptiles, sagement endormis. Ce ne sont pas les vôtres.

– Oui, mission officielle : tu dois en guerir deux et foutre en l'air le troisième, résuma l' Italien. Ce sera pas au-dessus de tes forces j'espère.

– Je verrai bien. Mais c'est étonnant que l'on m'envoie deux guerriers juste pour ça, surtout vous deux. On m'a dit que vous étiez dans un groupe, la Chimère, c'est ça ? Des assassins…

– Des bonnes à tout faire, rectifia l' Italien. On fait le ménage parmi les traîtres.

– En suis-je un ? demanda le Chinois en gardant son sourire mystérieux.

– On verra bien, répondit Angel avec un sourire ironique.

La tension était palpable entre les deux adolescents qui ne se quittaient pas du regard. Xang n'était pas dupe : tant que ces deux-là seraient içi, il serait sous surveillance. Il n'aimait guère la présence de deux assassins sous le même toit que Shiori, qui dormait à l'étage.

– Quand les soigneras-tu ? demanda finalement le Suédois.

Son intervention détendit un peu l'atmosphère.

– Je m'y mettrai demain, mais je ne peux pas dire le temps que ça prendra. Cela dépend de leurs dégâts. Pourquoi le Prince veut-il en tuer un au fait ? Ils sont si rares....

– Il n'est pas comme les autres.

– C'est un dragon blanc, il a dit que tu saurais te débrouiller.

– Un blanc? . . . Vous devez être fatigués. Je vais vous héberger le temps que vous repartiez. Vous gèleriez dehors.

Une main légère sur son épaule réveilla Niels au matin. Il ouvrit les yeux et découvrit Xang au-dessus de lui, toujours son doux sourire sur les lèvres.

– Bonjour Nielson . J'ai pensé que tu aimerais déjeuner avec moi avant qu' Angello se réveille.

Le Suedois se redressa en baillant un peu. Un air frais le saisit. Le feu dans la cheminée de sa chambre s'était éteint dans la nuit et la fraîcheur du matin s'était installée. Par la fenêtre, un ciel léger veiné de blanc se devinait.

– Pourquoi sans Angel ?

– Une intuition. Et il dort tellement bien, je n'ai pas voulu le déranger.

Le Suédois hocha légèrement la tête.

Il jeta un œil plus attentif au paysage extérieur en se démêlant les cheveux. L'endroit était aussi beau que triste. Le soleil levant nappait tout d'une étrange luminescence blanchâtre, qui floutait les sommets des montagnes et les ruines dispersées. Il n'y avait pas un bruit, et le seul mouvement venait de la rivière que l'on devinait beaucoup plus bas, serpentant dans une vallée encaissée tant bien que mal.

Xang avait dû remarquer son dégoût pour le thé de la veille, car il n'en avait préparé que pour lui-même. Du café et du lait chaud attendaient sagement sur la table, avec quelques fruits, fromages et tartines. Apparemment, les Chinois mangeaient très gras le matin, comme les Suédois.

– Tu as l'air de beaucoup te préoccuper de l'une de ces bestioles, c'est curieux.

– C'est moi que ça regarde.

Après un moment de silence, le Chinois reprit de sa voix calme :

– Ils a de beaux yeux… mais si tristes.

– Qui ça ?

– A ton avis ...

– Le gardien était une de tes victimes ?

– Non.

– Alors un de tes amis ?

– Pourquoi toutes ces questions ?

– Pourquoi soignerais-je des animaux simplement sur un ordre ? Ça n'a aucun intérêt pour moi. Ils sont comme des humains malades, tu sais : ils guérissent mieux si ils se sentent soutenues et attendues.

– C'est celui de son professeur, interrompit la voix railleuse de l'Italien. T'es content, t'as eu ta réponse ? demanda-t-il en s'asseyant à la table et en attrapant la cafetière. C'est pour ça qu'il veille dessus comme sur les Joyaux de la Couronne.

Il sourit au regard clairement haineux du Suedois, mécontent qu'on expose ainsi ses pensées. Xang parut se détendre.

– Vraiment ? Je comprends mieux alors.

– C'est sympa de m'avoir oublié au plumard pour te distraire avec l'Asocial, remarqua Angel en se constituant une bonne réserve de fromages et tartines. Mais je suis jamais loin de ses burnes, c'est bête pour toi. Tu pourras pas faire pression sur l'élément faible.

– Nous discutions juste.

– A d'autres. Alors, tu sais quoi sur moi, Madame Irma ?

– Je sais juste que tu as bien endommagé mes jolis squelettes.

– Je croyais que tu ne les contrôlais pas.

– Je ne contrôle pas la mise en route du système, c'est vrai. C'est un ancien moyen de défense . Il s'active dès que quelqu'un s'approche, avec les spectres des gens morts ici il y a bien longtemps. Mais les squelettes sont ma création, c'est vrai ; Tu es meilleur tacticien que je le croyais. C'est pour ça que tu cherchais à foncer dans le tas, pour comprendre le tour de magie.

– On a des magouilles à cacher ?

– J'aime et je preserve mon intimité.

La discussion n'alla pas plus loin et le petit déjeuner se conclut sur un étrange silence où chacun s'observait en silence.

Une fois la vaisselle faite et rangée, Xang annonça qu'il allait examiner les bêtes, mais seul l' Italien se proposa. Il n'aima guère cela.

– Pourquoi juste toi ?

– Ne t'en fais pas, si tu n'as rien à cacher, tu n'as rien à craindre, répliqua Angel avec un air affable forcé. Et puis, je suis très curieux de voir comment tu officies.

– Bon, comme tu veux…

Nul doute que Niels furèterait pendant ce temps-là. Xang pria pour que son fils ne soit pas de mauvaise humeur et braille à tout rompre de se voir délaissé. Il l'avait nourri, changé, amusé, mais il n'était pas tranquille de le laisser sans surveillance à l'étage.

– Suis-moi, c'est en bas.

– J'arrive.

Angel se tourna vers le Suedois qui attendait des explications.

– Je vais voir ce que fabrique notre petit camarade et m'assurer qu'il applique bien les ordres. Toi, fouille un peu ici, et puis, va voir aussi s'il y a d'autres chemins d'accès à la tour que le sentier, dans les environs. C'est ton truc, de fouiner comme ça.

– Xang va se douter de ce que tu planifies.

– Bien sûr, mais je m'en fous. Je sais qu'il cache quelque chose, et j'ai bien l'intention de découvrir quoi.

Il se détourna pour aller vers la porte où avait disparu le Bélier, mais s'arrêta en chemin.

– Oh, un truc en passant. Ne réfléchis pas dans ton coin, on verra ça ensemble.

- Fais attention a ce que tu dit...

– Tu t'inquiètes pour moi ? Comme c'est mignon. Fais ce que je te dis, Princesse, et essaie de pas tomber dans une crevasse quelque part.

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MessageSujet: Re: Devil   Ven 23 Juin - 19:45

merci pour l'explication ^^

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MessageSujet: Re: Devil   Lun 26 Juin - 23:57

De rien ^^

Niels le regarda disparaître à son tour. L'italien était parfois difficile à comprendre. Il l'énervait à se prendre pour le chef de leur expédition…

L'adolescent soupira et chassa l'idée de sa tête. Il allait faire ses recherches, mais verrait s'il obéirait ou non à l'Italien, selon ce qu'il dénicherait.


– Je ne pensais pas que sa serait si grand, remarqua Angel lorsqu'ils y entrèrent dans la piece.

Xang avait aménagé tout le sous-sol pour en faire une seule pièce de taille plus que respectable. Au centre, un puits se dressait, à proximité d'une cabane. Un peu partout sur des étagères et des tables en roche et bois, des medicaments et d'autres qu'il n'avait jamais vus étaient éparpillés, au milieu de dossiers en langue étrangère. Une pièce secondaire s'étirait au fond de l'atelier, soigneusement verrouillée. Tout ici était fonctionnel, hormis une bibliothèque où s'empilaient des ouvrages à l'air ancien.

Pendant qu'il observait les lieux, Xang alla vers la table la plus grande.

– Les humains normaux ne le voient pas, mais les écailles ont des micro-pointes, expliqua-t-il en allant choisir parmi de gros pots de fer sur une étagère. Si on ne les soignes pas, l'épiderme est fragilisé et ...

Il porta deux des pots sur la table puis alla chercher dans la réserve un sachet bien rempli. Angel le suivit pour jeter un œil dans la pièce sombre.

– Tu caches quoi là-dedans ?

– Rien d'intéressant à répéter.

Xang alluma la maigre lampe au plafond.

Vu la couche de poussière les couvrant, Angel devina qu'on ne s'en servait pas très souvent.

– Ce ne sont pas eux qui sont précieux, mais cela, indiqua le Chinois en montrant le sachet qu'il tenait encore.

– Et c'est… ?

– Tu vas tout retourner ici pour le savoir si je ne te le dis pas de toute façon… Tu vas y mettre dans ton rapport ?

– On verra. La curiosité est un vilain défaut non ? Je suis un méchant garçon qui n'a jamais écouté les recommandations de ma mère.

– Alors tu vas être satisfait. * cherche * Ah ! Voila ! De l'orichalque, du gammamion.

– Et le sachet, c'est quoi ?

– L'ingrédient indispensable. Quand une étoile explose, elle projette ses cendres sur des distances considérables, et très rarement, elles tombent sur Terre.

– En bref, tu la planques parce que si on te prend tes réserves, on n'a plus besoin de toi. Intéressant.

– Ce n'est pas si simple, sourit Xang. Mais le reste, c'est mon petit secret. Maintenant, j'ai besoin de me concentrer, s'il te plaît.

Qu'est-ce qui se cachait donc derrière ces yeux noirs sérieux et concentrés ? Xang avait toujours été un peu bizarre, apprenti d'un homme étrange lui aussi.

Angel, concentré, concerné par quelque chose. Qui aurait cru ça d'un assassin à la réputation aussi sanglante que lui, qui passait pour arracher les visages de ses victimes? Peut-être se trompait-il, mais Xang avait envie de se sentir un peu à l'aise avec ses encombrants invités.


Niels s'aida de la main pour descendre une pente rocailleuse plutôt instable. De petits cailloux roulèrent sous ses talons. Il glissa jusqu'à la nouvelle portion de sentier sans tomber et frotta ses mains à son pantalon épais. Il avait besoin de s'aérer un peu et le ciel était attirant. Un beau soleil s'était levé, et malgré la température basse et une légère brise, la promenade était agréable.
Il parcourut encore quelques mètres jusqu'à arriver à un replat terreux. Il avait bien descendu cent mètres de dénivelé à présent et le vent s'était renforcé. Le chemin était de nouveau détruit, sur une grande distance. Il pouvait facilement descendre mais la remontée lui demanderait des talents d'alpinistes inédits. Un aigle passa près de lui en sifflant, perçant le silence des montagnes. Il regarda l'oiseau reprendre de l'altitude, majestueux. S'il était là, c'est qu'il trouvait de la nourriture dans cette région désertique. La vallée lui fournirait peut-être des éléments de réponses.

Il prit son élan et sauta par-dessus la coulée de boue pour poursuivre sa route.

Toutes les cabrioles à effectuer pour arriver jusqu'ici avaient épuisé sa faible résistance au manque d'oxygène. L'endroit avait l'air de ne pas avoir été touché depuis des siècles, voire plus.

Il y avait eu une ville ici, autrefois. Les Chinois appelaient cette terre, la "Yu Xiao Chen "ce qui signifiait " Arc-en-ciel de Jade " il n'en émanait qu'une impression sinistre et triste, avec ces ruines inconnues se dressant dans un paysage aride. L'appellation venait peut-être des anciens habitants… Qui pouvaient être ces gens qui étaient venus s'installer ici, au bout du monde, au point d'en être méprisés par les autres hommes ?



– Angel.... la vie a si peu de valeur à tes yeux ?

– Si on en a la motivation et l'envie, on peut défendre sa peau jusqu'au bout. Mes cibles n'ont jamais ces convictions, je n'y suis pour rien quand même.

– C'est triste que tu penses ainsi.

– Des vrais salauds. Moi je purifie le monde, pendant que tu te terres dans ce trou perdu en Chine.

– Le Prince n'est pas ce qu'il prétend, tenta Xang.

L'italien lui jeta un regard peu intéressé.

– C'est un traître, continua le Chinois. Il a pris la place de celle qui m'a tous enseigné, au moment où Ali s'est échappé. Vous êtes manipulés depuis ce temps-là, réveille-toi.

– Intéressante théorie, mais vois-tu, moi je ne crois que ce que je vois. Montre-moi tes preuves. Convaincs-moi, vas-y, je t'écoute, invita t il narquois.

– Son attitude a radicalement changé… Il a créé la Chimère, une escouade d'assassins…

– Apprends que les gens changent, comme les temps. Il y a toujours eu des assassins, envoyés pour faire taire les dissidences ou défendre la soi-disante Justice. Ce n'est pas une nouveauté. Rito, Princesse, Orchidée, Pyra et moi, on a été choisis parce qu'on est les meilleurs, les plus doués pour ce genre de travail qui nécessite des gens de confiance. Nous sommes des professionnels. Qui veut la paix, prépare la guerre. C'est aussi simple que ça. Trouve un truc solide, si tu veux convaincre un jour qui que ce soit. C'est bien joli de balancer des affirmations, mais si tu ne peux pas les soutenir, ça reste du vent.

– Tu ne t'interroges même pas sur lui…

– Pourquoi le ferais-je ? Il me plaît bien avec ses ordres tordus, sauf quand il me fait faire du baby-sitting. Si j'étais toi, je la fermerais, tant que je peux rien prouver. Sinon, tu crèveras, à un moment ou à un autre… ou alors le Prince trouvera ce que tu caches ici…

L'italien plongea son regard nuit dans les yeux de Xang, y lisant qu'il avait touché un point sensible.

– Tu n'es pas drôle, Angello.

Sa voix tremblait un peu.

– Je ne cherchais pas à l'être.

Il avait vraisemblablement vu tout ce qui l'intéressait.

– Bon, puisqu'il n'y a plus rien à faire ici, je vais aller faire un tour dehors. Je commence à devenir claustrophobe dans cette pièce sans fenêtres.
Mmm Un peuple de dégénérés fanatiques qui va à sa propre perte… J'aime l'ironie de la chose.

– Tu ne devrais pas blasphémer.

– Et qui va le répéter? Toi ?

Xang l'appréciait de moins en moins. Derrière son insouciance et son arrogance, l'Italien était bien plus perspicace qu'il ne le montrait. Il n'avait pas de camp bien défini.
Ce n'était pas encore l'heure du repas du bambin; Shiori se tenait tranquille pour l'instant, il devait s'amuser avec ses jouets comme à son habitude. Continue à rester sage, mon fils, je t'en prie. Il n'y en a plus pour longtemps, nos invités seront repartis dans deux jours.


– C'est beau, n'est-ce pas ? demanda Xang en entrant dans les ruines par une brèche du mur.

– Je ne t'ai rien demandé.

– Mais tu l'as pensé fort, Nielson.

Au regard farouche Xang le rassura :

– Je plaisante, je n'ai pas lu tes pensées.

– Tu as le même humour douteux qu'Angel…

– Peut-être… On doit aimer surprendre les gens tous les deux.

– Pourquoi viens-tu me voir ? Tu viens tenter ta chance avec moi, c'est plutôt ça.

– Ne sois pas paranoïaque, je m'inquiétais vraiment. Cet endroit est traître.

– Je ne connais pas tous les mécanismes de défense qui y sont cachés.

– Pourquoi t'enterrer ici ? Maintenant, nous savons comment t'atteindre, il ne sera pas difficile d'envoyer d'autres hommes pour te tuer.

– Mais le fera-tu? sourit Xang, bien que mal à l'aise.

Xang en profita pour l'observer. Il avait du mal à saisir cet adolescent versatile qui changeait de conversation comme de chemise.

- Ton maitre est mort, non ?

– Il est mort. C'est tout ce que tu as à savoir.

– Vraiment ?…

– Cela ne te regarde pas.

– J'ai raison alors. A qui est destinée cette colère en toi ?

– Ne lis pas mes pensées.

– Tes sentiments me viennent tous seuls… Je ressens ta colère, ta douleur en ce moment… Pourquoi ?

Son expression fermée n'augurait rien de bien bon ; Xang était trop perspicace. Il n'aimait pas cela, il risquait de trop en voir… A moins que ce ne soit qu'une tactique de plus pour le piéger.

– Arrête ton numéro, prévint-il durement. Je ne serai pas un traître comme toi.

– Nielson, je suis sincère…

– TAIS-TOI ! tu ne sais rien. C'est facile pour toi qui te planques ici, au bout du monde…

Il repensa à Basbas et ses attentats, à Melia et ses apprentis sacrifiés, à tous les autres qui avaient commis des crimes ou en auraient commis s'il n'était pas intervenu. La Justice était aveugle.


– Xang, ne reviens pas, reste içi . Tu y seras tué si tu restes si faible.

Angel & Niels étaient aussi bouchés l'un que l'autre, ils fonctionnent comme un couple ses deux la, mais pas pour les mêmes raisons. L' Italien sa motivation principale semblait être l'intérêt personnel. Pour le Suedois, Xang était plus partagé. La haine qu'il avait vue en lui était bouillonnante, presque étouffante. A cause de son maître tué ? Trop de colère s'accumulait en lui.

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MessageSujet: Re: Devil   Ven 30 Juin - 18:36

Desolee de pas avoir pu poster plus tot !


Xang fit quelques pas dans le temple en ruines, contemplant les rayons lumineux qui filtrait à travers le feuillage du plus grand des arbres qui poussaient là. Syta lui avait dit d'avoir du recul. Judicieux conse…

Son souffle se coupa. Le petit braillait.

– Shiori, murmura-t-il en courant vers la demeure.

Quelle erreur avait-il fait de le laisser seul !

Il avait eu confirmation : la trappe d'accès aux étages était ouverte et son maigre escalier, baissé. Occupé à discuter avec Niels, le Chinois avait perdu de vue la surveillance d'un Angel bien trop curieux. Cela avait laissé toute latitude à l'Italien pour fouiner à son aise dans la tour. Xang prit une profonde inspiration avant d'ouvrir la porte de la chambre du bambin. Il tentait de se préparer à un spectacle sanglant à l'intérieur. Syta lui avait parlé de la réputation de cet être sanguinaire qui n'hésitait pas à massacrer femmes et enfants durant ses missions. Le Lion de la Chimère se plaisait à semer la terreur.

La chambre était dans le même état que celui où il l'avait laissée. Les quelques jouets de Shiori s'éparpillaient au sol, au milieu de tapis de jeux divers et de peluches au sourire figé. Tous étaient des cadeaux de Syta et de villageois de Languishan qui aimaient bien le petit gamin aux cheveux fonces qui leur rendait service. Et si la mission des deux assassins avait été en fait de s'en prendre à l'enfant ?

– J'adore les enfants, commença Angel sur un ton qui laissait sentir son sourire. Ils sont si petits et fragiles… C'est bien pour les tuer, ça facilite les choses. Leur seul défaut, c'est d'être vraiment trop salissant. Ils se débattent tellement qu'ils foutent du sang partout.

– Angello où est Shiori ? demanda calmement Xang, les poings serrés.

– "Shiori" ? C'est le nom de ton petit trésor ? Ridicule comme lui…

– Je ne te demande pas ton avis, je te demande où il est !

– Ça dépend ça ; quel morceau tu voudrais récupérer ? rit l' Italien en se tournant.

– Espèce de sale…!

Le Chinois leva le poing. Il l'abaissa aussitôt en voyant ce que tenait Angel contre lui.

Chaudement emmailloté dans ses langes, Shiori dormait en suçant son pouce, recroquevillé contre l'adolescent. Son souffle était profond et régulier, arrachant à Xang un soupir de soulagement.

– Si tu me cognes, tu vas réveiller le chérubin.

– Garde ton ironie, tu veux, reprocha Xang en prenant dans ses bras l'enfant. J'ai cru que…

– … Que je l'avais Tué ? Non. Mais je t'avoue que j'ai hésité, il chouinait tellement que je l'aurais bien calmé de manière expéditive. En plus, ça t'aurait rendu service.

– Je ne te demande pas tes conseils.

Shiori ouvrit un œil paresseux et sourit au visage de son tuteur, avant de se rendormir. Xang le recoucha avec une infinie douceur, le bordant affectueusement sous le regard amusé d' Angel. Celui-ci s'alluma une cigarette.

– Si j'étais toi, je protègerais mieux mon trésor. Il est facile à trouver. Le Prince serait ravi d'apprendre que tu caches ce petit bout.

– Mais tu ne lui diras rien, sinon, je te garantis que tu ne vivras pas assez vieux pour mourir d'un cancer.

– Ah ah ah ah Tu montres les crocs, ça y'est ? C'est le tien ?

– Qu'estce que sa peux te faire ? Je ne laisserai personne lui faire du mal, toi et le Palais y compris.

Le regard décidé le fit rire une nouvelle fois, d'un rire sans chaleur. Il tira une bouffée sur sa cigarette et s'amusa à faire des ronds de fumée.

– Et que comptes-tu faire, à toi tout seul ?

– Je suis capable de le protéger c'est tout.

– Bien sûr, tu dis ça… Mais dis-moi, tu comptes en faire quoi ? Ils le trouveront et tu lui diras bye-bye en agitant un mouchoir blanc. A moins qu'on te l'étripe pour te faire revenir à la maison.

– Pas si le Prince est sous le coup d'un marché.

– Rien que ça ! Tu ne doutes de rien.

– Ce n'est pas un obstacle.

L'italien s'approcha de Shiori et passa une main sur ses cheveux ébouriffés. Il la glissa jusqu'au cou de l'enfant qu'il entoura presque complètement.

– Tu vois, il suffit que je serre, et sans forcer, je lui pète les cervicales à ton bout de chou. Ou alors, je le soulève et je lui distends la colonne vertébrale. Ou bien je le secoue et j'écrase son si jeune et fragile cerveau contre sa boîte crânienne. Ou encore, je lui fais goûter à ma jolie clope et je me régale du parfum de la chair brûlée…

Angel joua à approcher l'extrémité de la cigarette du bras nu du poupon. Xang l'éloigna d'un geste de la main. La cigarette tomba au sol alors que Angel souriait au Chinois furieux.

– Tu vois, il y a plein de façons pour t'obliger à faire ce qu'on veut… Si j'en avais envie, je bousillerais ton chérubin et tu ne pourrais pas m'en empêcher. Je pourrais te faire faire ce que je veux.

Ils s'affrontèrent du regard, puis la main de l'Italien quitta le cou frêle du petit. Il écrasa la cigarette tombée au sol.

– Je sais les risques que je prends.

– Va savoir. Moi, je t'ai rien dit.

Il s'alluma une nouvelle cigarette et s'en alla vers la porte.

– Mais je mettrai volontiers dans mon rapport que tu resteras à portée de voix si on te laisse avoir un apprenti que tu as remarqué dans le coin.

– pourquoi comptes-tu m'aider dans cette affaire ? Tu n'as rien à y gagner, au contraire. Si il découvre que tu me donnes un coup de main comme ça, tu pourrais être considéré comme un traître.

– Et comment le découvrirait-il ? Je suis son dévoué Lion qui ne l'a jamais déçu.

– Te connaissant, il y a plus que le plaisir de lui faire un petit dans le dos qui te motive.

– Tu ne me connais pas. Au fait, comment ça s'est passé avec la Princesse ? Il t'a bien envoyé chier ?

– Disons qu'il a son caractère.

– C'est une fichue tête de mule. Il a écouté tes doléances ?

– Pourquoi veux-tu tellement savoir ?

– Curiosité. Au fait, Xang, la prochaine fois que tu fais pression sur l'élément faible… Je ne serai pas aussi gentil.


– Excuse-moi pour tout à l'heure.

Haussement d'épaules du Suedois.

– Je sais ce que c'est de perdre un maître auquel on est attaché, Nielson…

Le regard du Suédois changea de centre d'intérêt. Méfiance extrême. Xang lui sourit un peu tristement. Ils étaient partis sur un mauvais pied tous les deux. Et c'est reparti.

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MessageSujet: Re: Devil   Sam 1 Juil - 17:07

pov ti bébé, j'ai eu peur pour lui !!
c'est un malade Angel ! son prénom lui va pas lol

study bon bah chui toute seule à lire j'ai l'impression ... No

allez la suite ^^

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